Haut-Katanga : l’Archevêque métropolitain de Lubumbashi visite la prison de Kasapa
Mgr Fulgence Muteba Mugalu, Archevêque métropolitain de Lubumbashi, a profité d’une visite pastorale à la prison centrale de Kasapa le dimanche 17 juillet, la toute première depuis sa prise de fonction, pour constater les difficultés existant dans cette prison.
Mgr Fulgence Muteba Mugalu, accompagné d’une équipe pastorale, a visité les différentes cellules, blocs et bâtiments de la prison de Kasapa. À cette occasion, le nouvel archevêque métropolitain de Lubumbashi s’est rendu compte des difficultés qui existent dans cette prison, surtout que sa situation reste préoccupante pendant la saison sèche pour les prisonniers sans aucune nécessité.
L’archevêque a été étonné d’apprendre qu’il y a des prisonniers qui passent la nuit dans la cour en s’exposant à toutes les intempéries. Certains d’entre eux ont rassemblé quelques tôles pour en faire des habitations de fortune dans la même cour.
Décongestionner les prisons
Au cours d’un point de presse tenu le 24 juin à Kinshasa, le président de la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI), Jean Chrysostome Kijana, a déclaré avoir discuté avec les autorités compétentes du pays de la délocalisation des prisons centrales de Bukavu, au Sud-Kivu, de Munzenze à Goma, au Nord-Kivu, de Ndolo et Makala à Kinshasa, de Kasapa à Lubumbashi, vers les zones rurales et de la garantie des litiges relatifs aux droits fondamentaux des détenus.
« Nous plaidons auprès des autorités du pays, pour la délocalisation de certaines grandes prisons de notre pays. Et nous essayons de les relocaliser… Dans notre pays, les prisons sont considérées aujourd’hui comme des mouroirs, et les prisonniers n’ont plus de droits. Et il sera très important que nous puissions mener un grand plaidoyer autour de plusieurs thèmes, notamment en place avec cette nécessité d’humanisation des prisons« , a-t-il dit.
Il a poursuivi, « par l’humanisation des prisons, nous voyons comment les différents droits des prisonniers peuvent être garantis. Il s’agit notamment du droit à une bonne alimentation, du droit à des soins de santé de qualité« .
Pour Jean Chrysostome Kijana, les autorités sont également appelées à assurer la formation socioprofessionnelle des détenus afin qu’ils soient utiles à la nation après avoir purgé leur peine.
« En deuxième lieu de notre plaidoyer, nous avons insisté auprès des autorités judiciaires, pour que les détenus puissent être formés, initiés à des emplois sociaux professionnels, afin qu’à leur sortie de prison, ils soient utiles à la société. Il est aussi possible de transformer nos prisonniers, parce que la mission de la prison n’est pas seulement la punition, elle n’est pas seulement l’amendement, il y a aussi cette mission de resocialisation et de réinsertion sociale des prisonniers ».
Par Adrien Ambanengo, Haut-Katanga