RDC : « Traiter le défunt Maréchal Mobutu d’étranger, c’est insulter le peuple congolais » (Les députés du Grand Équateur à Nsingi Pululu)
Un collectif des députés du Grand Equateur se dit offensé par les déclarations du député national Nsingi Pululu, qualifiant d’étranger le défunt Maréchal Mobutu.
Revenant sur les déclarations du député national Nsingi Pululu sur les ondes de la radio topCongo, les élus du Grand Equateur estiment que le porteur de la proposition de loi Tshiani s’est abusivement octroyé le titre de distributeur automatique de la nationalité.
Ces députés qui ne cachent pas leur mécontentement, expriment leur agacement en accusant le député Nsingi de ne pas s’appuyer sur une référence juridico-Sociologique, en avançant ce genre d’allégation.
Le collectif des députés du Grand Équateur rappelle à l’occasion que le défunt Maréchal, que l’élu de Kinshasa qualifie d’étranger, a doté le pays de grandes ouvrages et a tout fait pour garder le pays uni.
« Le Maréchal a consacré toute sa vie à lutter pour l’unité et la paix en République démocratique du Congo. C’est pourquoi après examen et analyse de cette déclaration scandaleuse, nous trouvons qu’elle est une insulte pour les natifs du grand Équateur ainsi que pour l’ensemble des populations congolaises, qui se souviennent du combat de Mobutu pour la paix et l’intégrité du territoire » déclarent ces élus.
En conséquence, ces originaires du Grand Équateur exigent que le député Pululu, également porteur de la proposition de la loi Tshiani, retire sans autre forme de procès ses allégations fausses, populistes et attentatoires à la mémoire de l’ancien Chef de l’État.
« Nous appelons tous les congolais à la cohésion nationale , à cultiver la paix et l’unité ainsi qu’au respect des dignes fils ayant marqué l’histoire du pays » concluent ces élus du peuple.
Pour rappel, intervenant le 15 juillet dans l’émission le débat de la radio Top Congo, le député national Nsingi Pululu avait déclaré que les anciens Présidents Mobutu et Joseph Kabila avaient détruit la RDC parce qu’ils n’étaient pas Congolais de père et de mère.
Par Lwanzo Kasoki, Kinshasa