Kasereka Kathavu, un habitant d’Oïcha âgé de 24 ans, est mort dans le cachot du détachement de l’auditorat d’Oicha, à 30 km de Beni.
Selon le député provincial Jean-Paul Ngahangondi, “la victime a été torturée après avoir été arrêtée pour ne pas avoir porté de masque”.
« Tout en condamnant cet acte qui n’est rien d’autre qu’une violation flagrante des droits de l’homme, je demande au Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme section Beni-Lubero de s’impliquer dans cette affaire afin que l’auteur de cette pratique soit rapidement arrêté et traduit en justice », a déclaré l’honorable Jean-Paul Ngahangondi.
L’élu du territoire de Beni indique également qu’il a déjà documenté plusieurs cas des violations des droits de l’homme depuis l’instauration de l’état de siège dans cette partie du pays. « J’ai documenté plusieurs violations des droits de l’homme commises par les personnes au pouvoir durant cet état de siège », insiste-t-il. « cela doit cesser car trop c’est trop ».
Il faut également ajouter que dans une déclaration rendue publique le 25 juillet, les structures de la société civile de Beni ont condamné les cas d’abus commis par certains agents des forces de l’ordre lors des bouclages dans différents quartiers de la ville de Beni.
Toutefois, afin de garantir le respect des droits de l’homme pendant l’état de siège, le ministre chargé des droits de l’homme, Fabrice PUELA, a déclaré dans un communiqué officiel que « les responsables de l’état de siège, à savoir la police et l’armée, seront bientôt en mesure de lutter contre les violations des droits de l’homme, afin d’éviter toute atteinte aux droits des civils ».
Par Nicole Lufungi