Le prix du litre dans les stations-service a augmenté mercredi 28 juillet dans le fief de la province du Haut-Katanga.
En l’absence d’un consensus avec le gouvernement, les gestionnaires pétroliers ont envoyé un courrier à l’autorité provinciale sur l’arrêt de l’approvisionnement en produits pétroliers. Un acte qui a sérieusement impacté le transport public à Lubumbashi.
Demi-train, double-transport selon les lignes, changement d’itinéraire avec des raccourcis, autant des termes qui ont émaillé le langage des personnes travaillant dans le circuit du transport public.
Côté prix, il a sensiblement augmenté à Lubumbashi, car plusieurs stations-service de la capitale Cuprifere ont décidé de fermer en attendant de voir l’issue des négociations entre les opérateurs économiques du secteur pétrolier et le gouvernement.
Selon un pompiste rencontré en ville, il y a eu un ajustement du prix le mardi suite à la demande, « le litre de super est passé de 1850Fc à 2100, et 2260Fc pour le Gasoil ». À l’en croire, le mercredi, ils ont reçu l’ordre de suspendre l’approvisionnement en produits pétroliers, en attendant la publication des nouvelles structures des prix conformément aux conclusions des négociations.
Comme on devrait s’y attendre, cette suspension des activités dans les stations-service, a fait exploser les prix des transports publics dans les différents trajets vers le centre ville de Lubumbashi. Pour le trajet entre Matshipitsha et le centre-ville, explique un chauffeur de taxi bus, le prix a doublé, voire triplé pour le taxi voiture.
« Le prix du taxi-bus de la ville vers le Golf Kabulameshi, ou même vers le quartier Pengapenga, est passé de 500 à 1000fc aujourd’hui », a également confirmé Fidèle Bwirhonde, journaliste à Lubumbashi.
La FEC insiste sur la fermeture des stations-service
Dans une lettre adressée au gouverneur du Haut-katanga, et consultée par CongoRassure, les responsables pétroliers regroupés au sein de la Fédération des entreprises du Congo (FEC/Haut-katanga), ont fait part à l’autorité provinciale, de la demande faite au ministre national de l’Economie sur l’entrée en vigueur de la nouvelle structure des prix des produits pétroliers négociée entre les deux parties à Kinshasa.
Selon eux, les négociations avec le ministère national de l’Economie, ont fait apparaître la nécessité d’une augmentation progressive en trois paliers des prix des produits pétroliers à la pompe.
« Cette augmentation est justifiée par la variation très importante d’environ 36% du prix moyen à la frontière dans la zone par rapport à celui de la structure des prix du 12 août 2020 actuellement en application », a déclaré le président provincial de la FEC, Patrick Muland Kabey.
Et d’ajouter : « cette suspension de la vente des produits pétroliers sera levée jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle structure des prix dans la zone sud, qui prévoit une augmentation du prix du litre à la pompe de 15% pour la première étape ».
Par Adrien Ambanengo, Haut-Katanga