Justicia Asbl et CASMIA (Comprendre et agir dans le secteur minier artisanal), deux ONG de défense des droits de l’homme de la région du Grand Katanga, souhaitent la relance de l’Entreprise générale du Cobalt (EGC) pour l’exploitation minière artisanale, qui présente de nombreux « obstacles à son opérationnalisation ». Les deux ONG ont fait cette demande le mercredi 28 juillet au ministre d’Etat en charge du portefeuille, Mme Adèle Kayinda.
« Depuis novembre 2019, l’Entreprise générale du cobalt (EGC) rencontre de nombreuses difficultés pour sa mise en œuvre », a déclaré le coordinateur de Justicia Asbl, Timothée Mbuya.
Selon lui, le fonctionnement de l’EGC est un impératif pour améliorer les conditions de vie des mineurs artisanaux et réguler l’exploitation artisanale du cobalt dans le Grand Katanga.
« Nous fondons beaucoup d’espoir sur son fonctionnement, car il aura un impact sur l’exploitation minière artisanale », a-t-il également affirmé, expliquant que les mineurs artisanaux verront leurs conditions de travail s’améliorer considérablement. « Elle permettra également de diminuer les cas d’accidents et de glissements de terrain dans les carrières artisanales. Mais aussi l’amélioration du niveau de vie. »
Le coordonnateur de l’ONG Justicia Asbl, tout en rappelant l’importance de ce plaidoyer, a exprimé sa patience face à la promesse renouvelée de la ministre d’État en charge du portefeuille, de relancer le CGE.
« Nous rappelons qu’en RDC, c’est plus d’un million des personnes qui vivent directement ou indirectement de l’exploitation artisanale du cobalt. Pour nous, il était tout à fait normal que nous puissions échanger avec Madame la ministre du portefeuille, Adèle Kayinda, pour savoir ce qui bloque le fonctionnement de cette entreprise publique. »
« Elle a été d’une oreille attentive » a souligné Timothée Mbuya, avant de préciser que la ministre d’Etat a promis à cette occasion de s’impliquer personnellement et aussi d’impliquer le gouvernement afin qu’il y ait des solutions pour permettre à l’Entreprise Générale de Cobalt de bien fonctionner. « Nous avons quitté son bureau avec une note d’espoir, car elle nous a promis que dans un bref délai, nous verrons les résultats de notre plaidoyer », a-t-il déclaré.
Par Adrien Ambanengo