Haut-Katanga : Les professionnels des médias outillés sur leur responsabilité sociale à l’heure du coronavirus
Quelle est la « responsabilité » sociale des journalistes à l’heure de la pandémie de Covid-19, que peuvent-ils prendre dans le traitement de l’information ? Comment combattre les fausses nouvelles sur la Covid-19 au Haut Katanga qui portent atteinte à la société et menacent l’intervention du personnel de santé publique ?
Pour aider les journalistes de Lubumbashi et ceux des 6 territoires de la province du Haut-Katanga, à faire face à la désinformation et à la crise liée à la Covid-19, l’Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC), section du Haut-Katanga avec l’appui du gouvernement provincial a lancé un atelier le mercredi 4 août dans la salle du Barreau de Lubumbashi, pour renforcer les capacités des professionnels des médias, à l’occasion de la journée nationale de la presse prévue chaque 22 juillet.
Lors du lancement de la première journée qui a réuni une vingtaine des journalistes, le président de l’UNPC dans la région du Grand Katanga, a appelé les professionnels des médias au sens de la « responsabilité » dans la forme de leurs contenus et le traitement de leurs informations.
Pour Marienne Yav Mujing Muland, les journalistes ont été réunis pour commémorer la journée nationale dédiée à la Presse. « Nous avons également jugé pertinent de saisir cette occasion pour réfléchir sur notre profession et notre noble métier. Selon de nombreux observateurs avertis, le journalisme en RDC est à la croisée des chemins. Il y a d’une part une certaine liberté conquise, de haute lutte, et d’autre part, un lâcher prise qui se tourne vers la dérive ».
Selon elle, c’est certainement fort de ce constat que l’organe directeur de la corporation des journalistes a trouvé le thème de cette journée de la presse à savoir : « la désinformation est un crime ».
Pour Marienne Yav, en d’autres termes, donner une fausse information est un délit. « Cela signifie que la désinformation conduit à la propagation de cet acte, devant les autorités habilitées. Ce thème fera l’objet de nos réflexions, cogitations pour aboutir à des recommandations » a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, elle a insisté qu’il est du devoir du journaliste de recevoir les critiques adressées à sa corporation. « En ce qui concerne le contenu, voyons la forme de nos informations. Du public qui se plaint de plus en plus de la tournure qu’a pris le traitement de nos informations. De plus en plus des positions sont prises » a-t-elle déploré.
Selon elle, au lieu de l’équilibre recommandé par la déontologie et l’éthique mais précise que toute la corporation n’est pas concernée selon le rapport. « Le problème est souvent posé sur les médias opérant sous le régime des NTIC » a-t-elle indiqué.
« J’en appelle donc au sens de responsabilité de tous. Ainsi qu’au respect des règles qui régissent notre profession. En félicitant les professionnels des médias qui restent sur la bonne voie malgré la visite et les sollicitations des diverses natures », a-t-elle ajouté.
Le Directeur de Cabinet du Ministre provincial en charge de la communication, de l’information et des médias du Haut-Katanga, Kisenga Mwanga Umbe Jean-claude, a déclaré, à son tour que compte tenu de l’actualité dominée par la pandémie de Covid-19, qu’il était important que l’accès à l’information soit au centre de toute action humaine et sociale.
« Chacun a besoin d’informations pour gérer sa vie quotidienne. Ainsi, les médias ont une grande responsabilité dans la diffusion de bonnes informations, afin de susciter l’adhésion de la population. Cet atelier des professionnels des médias est une occasion en or pour la vulgarisation des mesures de barrières pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Cette journée est une introspection des journalistes pour être professionnels dans la production et la diffusion de l’information, en luttant contre la désinformation liée au Covid-19 » a-t-il déclaré.
Par la Rédaction