Haut-Katanga : incursions des creuseurs artisanaux à Tshinkolobwe, José Mpanda veut y voir clair
Poursuivant son séjour à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, José Mpanda Kabangu, a échangé avec le gouverneur Jacques Kyabula, vendredi 27 août.
La rencontre entre les deux personnalités, qui s’est tenue au gouvernorat, intervient après une descente du ministre de la Recherche scientifique, jeudi, sur le site minier de Tshinkolobwe, une localité située à 25 km à l’ouest de la ville de Likasi et à 130 km à l’est de la ville de Kolwezi, dans le territoire de Kambove.
Le membre du gouvernement s’y est rendu après les alertes lancées par la Gecamines sur les allégations d’incursion de creuseurs artisanaux illégaux, qui «extraient des minerais », apprend-on de sources au sein de la délégation du ministre.
Devant les journalistes, le ministre Mpanda a déclaré qu’il a eu des discussions avec l’autorité provinciale ainsi qu’avec les responsables de l’armée et de la police, et qu’il entend poursuivre avec les responsables de la Gecamines sur le plan technique.
« Nous devions échanger avec le gouverneur, la raison de notre présence dans sa province, pour lui remettre notre rapport de notre descente sur le site de Shinkolobwe. Nous avons fait une partie du travail, nous reviendrons encore, cette fois avec le chef de la Gecamines, car le site est géré par elle. Pour parler avec elle, pour qu’elle puisse nous donner les informations, sur la gestion du site. Nous n’avons pu prendre que l’aspect sécuritaire, avec les FARDC et la Police qui gèrent le site. Nous avons besoin d’un aspect technique et même administratif avec la Gecamines, qui gère le site ».
Officiellement fermé depuis 2004 à toute exploitation minière en raison de son intense radioactivité, le site est gardé par les forces de sécurité congolaises. Sur place, José Mpanda a fait un constat mitigé de « tentatives d’exploitation », a déclaré jeudi le ministre à la presse.
« Nous sommes allés sur le terrain et le rapport est un peu mitigé parce qu’il y a des tentatives d’exploitation. Nous avons décidé avec l’équipe qui m’accompagne d’approcher le DG intérimaire de la Gécamines et le gouverneur de province pour comprendre. Nous allons faire un rapport intermédiaire qui sera soumis au Premier ministre et qui pourrait être discuté en Conseil des ministres », a déclaré José Mpanda.
Selon le commandant de la police affecté à la surveillance de la mine de Tshinkolobwe, où plusieurs contenant les minéraux ont été trouvés sur le site, c’est l’œuvre de la Gécamines. « C’est l’enquête de la Gécamines. Il y a un camp à proximité pour la Gécamines, ils ont creusé ici. Un puits artisanal ne peut pas être aussi profond », a déclaré le major Ngoy Wa Ngoy des FARDC.
Il avait également pris soin d’expliquer plus tôt dans la journée au responsable de la Recherche scientifique, que la Gécamines a signé des contrats de location avec certaines sociétés privées, notamment Lualaba Mining et Rubamines, qui selon lui, opèrent autour de la mine de Shinkolobwe