RDC : ACAJ exige l’expulsion du territoire congolais des sujets chinois à l’origine de l’exploitation minière illégale au Sud-Kivu
L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) se dit profondément préoccupée par l’exploitation illégale des minerais dans l’Est de la RDC, notamment au Sud-Kivu.
Dans un communiqué de presse publié le mercredi 1er septembre, l’ACAJ, qui s’appuie sur les révélations du documentaire de M. Alain FOKA sur l’exploitation illicite des minerais dans cette partie du territoire congolais, estime que des mesures drastiques devraient suivre pour mettre fin à cette situation.
L’organisation non gouvernementale affirme également que « ce documentaire révèle la complicité active de plusieurs autorités dans cette mafia », qui, selon l’organisation, alimente la criminalité et endeuille quotidiennement de nombreuses familles congolaises, notamment dans l’est du pays.
M. Georges Kapiamba, Président de l’ACAJ, déclare en outre, au vu de la gravité des révélations qui, selon lui, « devaient être connues des autorités, mais ignorées pour le besoin d’enrichissement de quelques privilégiés », demande au Gouvernement, la suspension de fonction de toutes les autorités dûment citées dans ce documentaire.
L’activiste demande également la fermeture des carrières incriminées, l’expulsion du territoire congolais des citoyens chinois à l’origine de cette exploitation minière illégale et l’ouverture, avec l’implication de la société civile, d’une enquête urgente pour identifier et traduire en justice tous les auteurs et complices de cette mafia tissée sur le sang innocent de millions de Congolais et au détriment des finances publiques. Il a ajouté que des sanctions conséquentes devraient être administrées à tous ceux qui sont reconnus coupables.
Bien que le gouverneur du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje, ait récemment suspendu six sociétés minières à Mwenga, celles-ci ont fait fi de la décision de l’autorité provinciale et ont continué à ignorer le décret de Théo Ngwabidge en continuant à exploiter les mines, a averti le 25 août Anselme Ndungu, l’un des notables de la région. Ce dernier a critiqué le fait que ces sujets chinois ravagent les étangs piscicoles et les champs sans respecter le cahier des charges.
Anselme Ndjungu a également estimé que dans un premier temps, le départ de toutes les entreprises chinoises du territoire de Mwenga était primordial, avant de revenir en respectant les décisions de l’Etat congolais et le cahier des charges de la population.