Les obsèques de Kyungu : L’archevêque métropolitain Fulgence Muteba tacle les membres de l’UNAFEC
L’archevêque métropolitain de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba a profité de son homélie du jeudi 16 septembre en hommage à feu Antoine Gabriel Kyungu Wa Kumwanza pour égratigner les héritiers de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC).
Le prélat catholique a appelé les cadres de ce parti politique UNAFEC, auquel appartenait Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, à l’unité et à la concorde.
« Retenez ceci messieurs et dames de l’UNAFEC, les générations futures de notre histoire commune ne vous pardonneront pas si la mort de Baba Kyungu entraîne la mort de votre parti. Vous êtes donc prévenus, vous connaissez bien sûr le sort de nombreux partis politiques qui sont partis avec la mort de leurs fondateurs », a déclaré Fulgence Muteba lors de son homélie des derniers hommages au patriarche Kyungu Wa Kumwanza devant l’esplanade de l’immeuble du 30 juin.
Un peu plus tôt, l’archevêque de Lubumbashi qui a dit retenir de Gabriel Kyungu un chantre et un fervent défenseur de l’unité, a appelé les Congolais, particulièrement les Katangais, à se battre pour que triomphent la justice et les intérêts des populations.
« L’hommage à rendre à Baba Kyungu est l’audace. Plus que le courage, l’audace de dire non à l’oppression, à l’avilissement de tout un peuple, à la force dégradante de l’esclavage. Cette audace dont le Président Kyungu a fait preuve aux côtés de 12 autres parlementaires, mérite respect et hommage. En tant que communauté nationale et en tant que communauté provinciale, nous devons incarner les convictions du baba [Père] et nous battre pour faire triompher la justice, les intérêts et les aspirations de notre peuple et la démocratie. Autour de notre pays, la RDC, les exemples de démocratie se multiplient, nous n’avons pas le droit d’être les derniers en Afrique ».
Et d’ajouter : « il y a quelques années, Baba Kyungu, le Mandela du Katanga a eu l’audace de défendre la constitution de la République dans des conditions très difficiles, il ne s’est pas laissé intimider par la terreur des forces d’oppression. A cet égard, Baba nous laisse un héritage mémorable, celui de ne pas toucher à la constitution, ce texte fondamental qui contient le destin de notre pays, la République démocratique du Congo ».
Pour honorer son illustre mémoire, a ajouté l’archevêque métropolitain de Lubumbashi, il faut protéger, préserver et sauvegarder à tout prix et impérativement l’unité de la RDC.
Par Adrien AMBANENGO, Haut-Katanga