Nord-Kivu : Le personnel administratif de l’Assemblée provinciale s’indigne contre le « traitement inhumain » par le bureau
Le personnel administratif de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu s’indigne contre ce qu’il qualifie de traitement inhumain de la part du bureau de cet organe délibérant.
Cette indignation est contenue dans une lettre de la délégation syndicale provinciale adressée au président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, mardi dernier, 21 septembre 2021.
Dans ce document, le signataire rappelle que depuis un certain temps, il y a une augmentation vertigineuse de quotes-parts des députés provinciaux contre une augmentation modeste et dérisoire de tous les autres membres de l’Assemblée provinciale. La délégation syndicale parle du « doublement » de l’enveloppe des élus provinciaux contre une simple actualisation du taux de change sur la masse salariale du personnel.
Toujours au sujet de la même dotation du gouvernement provincial, la délégation syndicale provinciale affirme que les cadres et agents de l’Assemblée provinciale n’ont jamais reçu d’augmentation et ont vu leur enveloppe réduite de 40%.
Concernant la rétrocession du gouvernement central, depuis le règlement des pénalités payées à l’Afriland First Bank, il y a eu une augmentation de 15% de l’enveloppe. Cependant, les cadres et agents administratifs n’ont connu qu’une simple augmentation de 40.000 francs congolais, soit 13,3% de l’augmentation de 300.000 FC pour un député provincial.
Par rapport à la dernière augmentation de la rétrocession du gouvernement central, la délégation syndicale dit avoir constaté une augmentation de 40%. Les cadres et agents administratifs s’attendaient logiquement à une augmentation proportionnelle à ce qui a été fait pour les mois d’avril et juin 2021. « Contre toute attente, l’enveloppe d’un député a été multipliée par 4,33 alors que celle des cadres et agents n’a malheureusement été que de 2 ».
Ce qui, selon Jean-Fiston Kamate Wa Kamate, délégué syndical provincial, apparaît aux yeux des cadres et agents comme un acte inhumain jamais vécu à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu. « Ce constat malheureux est comparable à une pilule si amère qu’elle est difficile à avaler », peut-on lire dans la lettre.
Le personnel administratif de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu menace de se mettre en grève si cette situation perdure. Les agents demandent au bureau de l’assemblée provinciale de les rétablir dans leurs droits tels qu’établis par la constitution de la République démocratique du Congo (RDC).
Par Martin Leku