Contrat sino-congolais : la Chine a investi 825 millions de dollars pour la mise en œuvre de 40 projets d’infrastructure
Lors de la dernière réunion des ministres, le ministre d’Etat chargé des Infrastructures et des Travaux publics, Alexis Gizaro Muvuni, a fait le point sur l’exécution technique et financière des projets d’infrastructures sélectionnés dans le cadre du programme sino-congolais.
Dans son discours, le ministre Alexis Gizaro a indiqué que, sur un financement prévu de 3 milliards USD, le montant investi par la partie chinoise s’élève à 825 millions USD, intérêts compris. Ce qui donne un taux de réalisation de 27,5% de ce deuxième volet du contrat sino-congolais. Selon lui, ce montant a été affecté à la réalisation de 40 projets, dont 27 sont achevés et 13 sont en cours de réalisation.
Par ailleurs, pour la période de 2021 à 2025, « un programme séquencé en six phases a été proposé́ pour le décaissement des deux (2) milliards USD restants. D’où la nécessité de débloquer les tranches de 150 millions prévues pour 2021 et 300 millions USD pour 2022 », a ajouté le ministre Alexis Gisaro.
Toutefois, le Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et des Travaux Publics a également suggéré au Conseil de convaincre la Sicomines SA, au vu des flux de trésorerie enregistrés, de revoir son plafond de financement des projets d’infrastructures, actuellement fixé à 1,053 milliards USD.
Pour sa part, la ministre des Mines, N’samba Kalambay, a mis l’accent sur l’exécution technique et financière du projet minier concerné par ce partenariat sino-congolais . « Il ressort qu’environ 2,454 milliards USD ont été effectivement investis à ce jour sur un financement prévu de 3,2 milliards USD, soit un taux d’exécution de 77% », a-t-elle déclaré.
Concernant les problèmes juridiques, techniques et financiers majeurs relevés dans l’accord de collaboration, la ministre des Mines a notamment suggéré une évaluation de l’exécution du projet minier par une Commission interministérielle pour déterminer les dépenses engagées dans la mise en œuvre du projet et réaliser le taux réel d’exécution de l’accord afin d’envisager l’avenir.
Par Nicole Lufungi