Haut-Katanga : Des grottes mariales profanées dans les paroisses, l’indignation de Mgr Fulgence Muteba Mugalu
L’archevêque métropolitain de Lubumbashi lance un appel aux autorités politiques, administratives et policières pour assurer la sécurité des biens et des personnes afin de garantir la liberté religieuse universellement reconnue, déclare le prélat catholique.
Mgr Fulgence Muteba Mugalu s’est dit, dans un communiqué publié mercredi 29 septembre, “indigné par la profanation des grottes mariales”, tout en condamnant avec la plus grande énergie ces actes déshonorants et hideux, et en invitant leurs auteurs à la conversion et au retour immédiat des statues de la “Mère de notre Sauveur”.
Ensuite, le prélat catholique a lancé un appel à tous les chrétiens catholiques de l’archidiocèse de Lubumbashi, particulièrement les jeunes, à la “vigilance tous azimuts afin de protéger jalousement et avec un sens élevé de responsabilité les lieux de culte et le patrimoine de l’Eglise”.
Il est nécessaire d’indiquer que, dans la matinée du lundi 27 septembre 2021, les chrétiens des paroisses du Saint-Esprit et de Notre-Dame des Pauvres à Lubumbashi, ont constaté avec tristesse que des personnes non autrement identifiées ont profané les grottes mariales, dans la nuit du 26 au 27 septembre.
Ces personnes mal intentionnées ont non seulement profané la grotte, mais ont également emporté les statues de la Vierge Marie.
Par ailleurs, en avril dernier, la chapelle d’adoration perpétuelle du Domaine marial de Lubumbashi a été le théâtre de ces actes abominables. Elle a été profanée, le Saint Sacrement et l’ostensoir ont été emportés. Ces mêmes actes criminels ont été constatés au Domaine Marial de Likasi en mai de l’année en cours. Ces actes ignobles ont suscité une profonde indignation parmi les fidèles catholiques.
L’archevêque métropolitain de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba Mugalu, lance un appel pressant aux autorités politiques, administratives et policières pour assurer la sécurité des biens et des personnes afin de garantir la liberté religieuse reconnue universellement à tous.
Aux profanateurs, auteurs ou commanditaires de ces actes affreux, quelque soit leur motivation, le Prélat rappelle que la liberté religieuse est la première des libertés fondamentales reconnues par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. (Cf. Art.18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme).
Que la Vierge Marie, Notre Dame de la Paix, nous obtienne de son Fils, le pardon de nos péchés et soutienne la dévotion de ses enfants, conclut le communiqué.
Par Adrien AMBANENGO, Haut-Katanga