RDC : Le ministre de la Santé souhaite que tous les auteurs présumés d’exploitation et d’abus sexuels durant la 10ème épidémie d’Ebola soient traduits en justice
Le ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévention se dit attentif au rapport final de la commission indépendante chargée d’examiner les allégations d’exploitation et d’abus sexuels lors de la riposte à la dixième épidémie de la maladie à virus Ebola en RDC.
Jean Jacques Mbungani Mbanda l’a fait savoir dans un communiqué officiel de son ministère publié le mercredi 29 septembre 2021.
S’exprimant au nom du gouvernement congolais, le ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévention salue ce rapport qui, selon lui, témoigne du “professionnalisme et du haut degré de responsabilité dont ont fait preuve les enquêteurs”.
Pour lui, ce document contient des accusations très graves à l’encontre des agents des organisations internationales, censés apporter un appui à l’Etat congolais dans la lutte et le contrôle de la dixième épidémie d’Ebola dans la partie Est du pays.
“Il appartient désormais à notre Etat, saisi par le rapport susmentionné, de demander des comptes à tous les auteurs présumés de ces actes répréhensibles, où qu’ils se trouvent, afin que justice soit rendue aux victimes et que plus jamais, de tels actes ne se reproduisent sur le territoire”, a écrit Le docteur Jean Jacques Mbungani Mbanda, qui dit en outre, exprimer sa solidarité et sa compassion à toutes les victimes, femmes et jeunes filles qui ont été abusées sexuellement.
La commission d’enquête indépendante mise en place à cet effet a dévoilé ses conclusions le mardi 28 septembre 2021. Dans son rapport, 83 auteurs présumés d’abus sexuels commis lors de la 10e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) entre 2018 et 2020, ont été identifiés. Parmi eux figurent 21 employés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
De son côté, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom a promis des “conséquences sévères” contre les responsables. Et l’organisation a annoncé qu’elle avait mis fin aux contrats de quatre des 21 auteurs présumés employés par l’OMS dès la publication du rapport. Les autres avaient des contrats à court terme et n’étaient plus employés. Ils ne pourront plus être employés à l’avenir.
Par Martin Leku