Kinshasa : Un groupe d’étudiants s’improvise « défenseur » de la taxe RAM
Si plusieurs députés nationaux, tendances politiques confondues, ont choisi de taire leurs divergences en haussant à l’unisson le ton contre la perception de la taxe RAM, curieusement, celle-ci trouve des défenseurs de dernières minutes, alors que sa suppression est également réclamée par une partie importante de l’opinion congolaise.
Un groupe d’étudiants veut que soit maintenue la taxe RAM. Ces apprenants ne supportent pas le fait que cette taxe soit remise en cause et qu’elle ne finisse par être supprimée par les élus nationaux, car selon eux, la taxe RAM leur a permis d’avoir une connexion wifi gratuite dans leurs universités respectives.
Dans une déclaration de ce 1er octobre émanant de la Représentation des étudiants du Congo (REC) et qui porte la signature du président de cette structure, ainsi que celles des coordonnateurs provinciaux et de leurs adjoints, étudiants notamment de l’ISTA, de l’IFASIC, de l’INBTP, de l’UPN et de l’UNIKIN, ces étudiants demandent tout simplement aux députés nationaux de ne pas envisager la suppression de la taxe RAM. Dans le cas contraire, ils préviennent qu’ils n’hésiteront pas à descendre dans la rue et se rendre au palais du peuple pour porter haut et fort leurs revendications.
Sylvain Katombe qui est le président national de la REC a pour sa part appelé les députés à se concentrer sur l’essentiel, qui selon lui, est de travailler pour les intérêts du pays et non des individus. « La REC promet d’envahir les rues de Kinshasa avec plus de 300 000 étudiants et 1 million à travers la République en cas de suppression de la RAM qui leur donne le wifi gratuit », a-t-il averti, rappelant que les députés ont bénéficié des jeeps gratuites du gouvernement, « Mais pour nous, la gratuité c’est le wifi dans nos universités », a-t-il dit.
Le ministre congolais des Nouvelles technologies était jeudi devant la représentation nationale à la chambre basse du parlement pour expliquer aux élus le bien-fondé de la taxe RAM et l’utilisation de l’argent collecté. N’ayant pas suffisamment convaincu les députés nationaux, plusieurs d’entre eux demandent déjà la suppression de cette taxe, au risque d’activer une motion pour le départ du ministre Kibasa Maliba de l’exécutif central.
Par la Rédaction