37 mois d’arriérés à la SCPT : Ras-le-bol des agents et mouvement de grève jusqu’au payement total de leurs salaires
Par Lwanzo Kasoki, CongoRassure Kinshasa
Des agents de la Société congolaise des transports et des ports SCPT-Ex ONATRA accusent la société publique qui les emploie de leur devoir 37 mois d’arriérés de salaire. Pour marquer leur ras-le-bol, ces agents qui ont décrété une grève jusqu’à l’épuisement de ces arriérés, multipliant ainsi les manifestations dans la capitale Kinshasa depuis près d’une semaine.
Ce vendredi 22 octobre 2021, l’enceinte de la société congolaise des transports et des ports (SCPT) et le boulevard du 30 juin ont été le théâtre d’échauffourées entre des agents grévistes et des éléments des forces de l’ordre dépêchés sur ces lieux pour mettre fin à la manifestation.
En effet, lassés des promesses non tenues de leurs dirigeants et du gouvernement central, ces agents ont brûlé des pneus dans la cour du bâtiment de la SCPT et jeté des pierres sur les forces de l’ordre qui sont intervenues en tirant plusieurs coups de gaz lacrymogène.
Certains de ces grévistes indiquent par ailleurs que quelques agents ont été blessés lors de cet incident et qu’Armand Risasi, le représentant des syndicalistes, aurait été interpellé par la police nationale congolaise.
Ces agents, qui réclament la suppression des ports illégaux et le paiement de la créance de 37 mois par l’Etat congolais, estimée à 207 millions de dollars US, déplorent la responsabilité du gouverneur Gentiny Ngobila et du commissaire provincial de police dans tout ce qui s’est passé vendredi. Selon eux, les deux autorités étaient informées depuis mardi de cette manifestation. Les grévistes regrettent qu’elles aient envoyé des policiers pour disperser à balles réelles et au gaz lacrymogène une revendication qui selon eux, était parfaitement « légale ».