Goma : La société civile se félicite de la reprise des activités dans le transport public
Après 3 jours d’observation d’une ville sans transport public, les chauffeurs de taxi-bus et de voitures ont repris leurs activités ce jeudi dans la ville touristique de Goma.
La société civile urbaine de Goma indique que les conséquences négatives observées sur le terrain vis-à-vis de la population ont conduit à une quatrième rencontre entre la Mairie, les propriétaires des taxis-bus, l’ACCO et la société civile de Goma.
La source de CONGORASSURE. CD informe que pendant cette période de grève, il a été enregistré, « des cas de retard au travail et à l’école, des embouteillages le matin comme le soir, des accidents causés par le transport en tricycles ou encore en véhicules communément appelés FUSO et BEN, la hausse du prix de de course sur moto, et surtout 3 à 4 personnes sur la même moto, la destruction méchante des pneus de taxi-bus, certains chauffeurs ont été battus et les interpellations de certains propriétaires de taxi-bus qui seraient impliqués dans la grève ».
Cependant, après consultation de toutes les parties prenantes, aucune d’entre elles n’est tenue pour responsable de cette grève des bus et taxis dans la ville de Goma.
Par ailleurs, Marion NGAVHO, numéro un de la société civile de Goma, rappelle tout de même que la peinture et l’identification des bus et des taxis est légale en République Démocratique du Congo, et surtout en cette période de l’Etat de siège, période pendant laquelle on assiste à des kidnappings et des vols à main armée, d’où l’impératif d’identifier et de peindre les bus-taxis et les voitures.
Il informe en outre qu’un délai de 25 jours, voire plus, a été donné pour la énième fois par le Maire de la ville pour peindre ces véhicules de transport public.
Il parle également d’une éventuelle négociation concernant la peinture, entre la mairie de Goma et les propriétaires de ces véhicules. La société civile de Goma remercie donc tous ceux qui ont usé de leur souplesse pour que les activités de transport public reprennent, étant du droit pour la population qui est mécène des propriétaires de taxis, ainsi que de l’ACCO.
Ainsi, tous les chauffeurs de taxi-bus et de voiture sont appelés à reprendre le travail, au service de la nation au lieu de se laisser distraire par des tracts et des conflits individuels qui animent les uns et les autres pour paralyser les activités dans la ville de Goma.
Il convient de noter que la société civile de Goma, demande également à l’autorité urbaine et provinciale de déployer des agents de sécurité dans les carrefours et points chauds pour rétablir l’ordre et mettre hors d’état de nuire, tous les malfrats qui bloquent les autres au travail.
La structure urbaine interdit à la population de prendre les tricycles, Fuso et Ben, afin d’éviter les accidents déjà enregistrés, mais aussi pour redorer l’image de la ville touristique de Goma.