La crise sécuritaire qui secoue la partie Est de la République Démocratique du Congo a lourdement pesé sur le coup d'envoi de la session ordinaire de l’Examen d’État 2026. Dans la province éducationnelle Nord-Kivu 3, le taux de participation a enregistré une baisse spectaculaire ce lundi 22 juin.
Selon les données officielles de l’Inspection principale provinciale (IPP), la situation se résume ainsi : Élèves attendus : 18 275 finalistes, Élèves présents : 13 276 candidats, Élèves absents :4 999 finalistes (soit plus de 27 % de défection)
L’Inspecteur principal provincial pointe directement du doigt l'insécurité chronique et les déplacements massifs de populations. Depuis plusieurs mois, les territoires de Walikale et de Masisi subissent des violences répétées liées aux groupes armés. Ce climat de terreur a entraîné : La fermeture forcée de nombreux établissements scolaires. L'exode de milliers de familles. Une désorganisation profonde de l'année scolaire.
Près d'un candidat sur quatre n'a pas pu rejoindre son centre de passation à cause des affrontements. Malgré ce contexte critique, les autorités éducatives ont choisi de maintenir les épreuves là où la sécurité le permettait. Dans les centres jugés accessibles, les examens ont été lancés sous la supervision étroite des forces de sécurité et des responsables administratifs, afin de préserver l'avenir des élèves qui ont pu s'y rendre.
Ce massif rappelle une fois de plus le prix payé par la jeunesse congolaise face aux conflits armés, où le droit à l'éducation reste constamment menacé par l'instabilité militaire.
Gloiredo Ngise