Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a affirmé jeudi que la restauration effective de l'autorité de l'État dans les zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restées sous contrôle du gouvernement constituait « la priorité des priorités », lors du deuxième jour des travaux de réflexion organisés à Kinshasa sur la stabilisation de l'est de la République démocratique du Congo.
Présentant la situation sécuritaire, humanitaire et sociale de sa province, M. Purusi a estimé que la protection des populations civiles passe par le fonctionnement normal des institutions publiques, notamment les Forces armées, la Police nationale, les administrations territoriales, l'Assemblée provinciale et le gouvernement provincial.
« L'axe principal est d'assurer une protection effective de la population civile. L'armée, la police et tous les services publics doivent être totalement opérationnels. C'est la priorité des priorités », a-t-il déclaré.
Le gouverneur a salué l'initiative du président Félix Tshisekedi, à travers le ministère de l'Intérieur, d'organiser ces assises de trois jours. Il a également insisté sur la nécessité de disposer de données fiables sur les déplacés internes et les réfugiés afin de préparer leur retour, plaidant aussi pour un partenariat renforcé avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Sur le plan sécuritaire, Jean-Jacques Purusi a indiqué que les territoires de Fizi, Mwenga, Uvira, Shabunda ainsi qu'une partie de Kalehe, Kabare et Walungu demeuraient sous contrôle du gouvernement et connaissaient une situation relativement calme.
S'adressant aux populations vivant dans les zones contrôlées par l'AFC/M23, il les a appelées à garder espoir, affirmant que les efforts du chef de l'État se poursuivaient pour rétablir la paix et récupérer les territoires occupés. Il a notamment cité la perspective d'un dialogue national inclusif annoncé par le président de la République comme l'un des mécanismes susceptibles de contribuer au retour de la stabilité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Pacheco Kavundama