Le ministère Ougandais de la Santé a annoncé, samedi 23 mai, la confirmation de trois nouveaux cas d’Ebola sur son territoire, portant désormais à cinq le nombre total de cas officiellement recensés dans le pays depuis le début de l’alerte sanitaire.
Dans un communiqué publié par les autorités sanitaires de Ouganda, Kampala précise que les nouvelles contaminations concernent un chauffeur Ougandais ayant transporté le premier patient confirmé, une agente de santé exposée lors de la prise en charge médicale de ce dernier ainsi qu’une ressortissante congolaise en provenance de la République Démocratique du Congo.
Selon le document officiel, cette femme congolaise était entrée en Ouganda avec des symptômes abdominaux légers avant d’être transférée d’Arua vers Entebbe à bord d’un vol affrété pour recevoir des soins dans un hôpital privé de Kampala.
Les autorités sanitaires indiquent qu’elle avait initialement été traitée puis renvoyée en RDC après une amélioration de son état de santé. Cependant, un signalement effectué ultérieurement par le pilote ayant assuré son transport a conduit les équipes de surveillance sanitaire à effectuer des analyses complémentaires dont les résultats se sont révélés positifs au virus Ebola.
Le ministère Ougandais affirme que toutes les personnes identifiées comme contacts directs des patients confirmés font désormais l’objet d’un suivi médical rapproché.
Cette nouvelle évolution confirme les fortes préoccupations liées aux mouvements transfrontaliers permanents entre la partie Est de la RDC et l’Ouganda, dans une région marquée par une intense mobilité des populations, les échanges commerciaux ainsi que l’insécurité persistante.
Les contaminations enregistrées parmi le personnel soignant renforcent également les inquiétudes autour des risques de transmission nosocomiale, alors que les systèmes sanitaires régionaux restent sous pression face à l’évolution de l’épidémie.
Kampala appelle toutefois la population à éviter la panique tout en respectant strictement les mesures préventives recommandées, notamment le signalement rapide des symptômes suspects auprès des structures sanitaires.
Cette annonce intervient quelques jours après le durcissement des mesures sanitaires aux frontières par plusieurs pays de la région, notamment le Rwanda et les États-Unis d'Amérique, qui ont renforcé les restrictions visant les voyageurs en provenance de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud.
Alors que les autorités sanitaires africaines redoutent une propagation régionale du virus Bundibugyo, les efforts de surveillance et de coopération transfrontalière deviennent désormais un enjeu central dans la lutte contre cette nouvelle flambée d’Ebola en Afrique Centrale.
Diddy Mastaki