Le meurtre à la machette de Prisca Banza, une jeune femme originaire de Goma, enlevée puis tuée à Kinshasa, suscite une vive émotion sur toute l’étendue de la capitale congolaise.
Réagissant à ce drame, l’ancienne sénatrice Francine Muyumba a dressé un réquisitoire sévère contre la dégradation de la sécurité dans la capitale, estimant que les autorités ne parviennent plus à protéger efficacement les citoyens.
Dans un message publié après l’annonce du décès de la victime, Francine Muyumba a exprimé sa « profonde tristesse » face à ce qu’elle qualifie de tragédie insoutenable.
« Personne ne devrait perdre la vie simplement parce qu’elle rentrait chez elle », dit-elle, avant de présenter ses condoléances à la famille de la victime et à ses proches. Elle appelle également à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances du crime et que les auteurs soient traduits en justice.
Au-delà de l’émotion, l’ancienne parlementaire met en cause l’évolution de la situation sécuritaire à Kinshasa. Selon elle, la capitale congolaise est confrontée à une recrudescence inquiétante de la criminalité, marquée par les enlèvements, les agressions et les actes de banditisme.
« L’insécurité à Kinshasa a atteint un niveau alarmant. La capitale s’enfonce de plus en plus dans une spirale de violence où les citoyens vivent désormais dans la peur permanente », affirme-t-elle.
Francine Muyumba rappelle que la protection des personnes constitue, selon elle, la mission fondamentale de l’État. « La protection de la vie humaine est la première responsabilité de tout État », insiste-t-elle.
Dans un ton particulièrement critique, elle décrit Kinshasa comme « un véritable théâtre de la violence » et « un enfer pour ses habitants », dénonçant une succession quotidienne de crimes qui continuent, selon elle, d’endeuiller de nombreuses familles.
L’ancienne sénatrice estime également que les autorités doivent assumer pleinement leurs responsabilités face à cette détérioration de la sécurité.
« L’honneur et le sens des responsabilités devraient conduire ceux qui ne sont pas en mesure d’assurer efficacement la protection des citoyens à en tirer les conséquences », déclare-t-elle, laissant entendre que les responsables des services concernés devraient répondre de leur gestion de la crise sécuritaire.
« Le peuple congolais mérite de vivre en sécurité, dans un État où la vie humaine est protégée et où les autorités assument pleinement leur devoir de garantir la paix et l’ordre public. Les Congolais méritent mieux », affirme-t-elle.
Rédaction