Identification des motos-taxis des wewas à Kinshasa, la police lance une grande opération de traque
Ce jeudi, la police nationale congolaise lance une grande opération de traque de tous les conducteurs de moto-taxis, communément appelés Wewas, qui ne sont pas en règle et n’ont pas identifié leurs engins.
L’annonce a été faite mercredi par le général Sylvano Kasongo. Alors que le moratoire accordé aux Wewas par le gouverneur Ngobila Mbaka a expiré, le chef de la police de la capitale Kinshasa a indiqué que le délai de grâce était terminé et surtout, que ses éléments allaient sévir.
« A partir de ce jeudi, il n’y aura plus de motos sans plaques dans la ville de Kinshasa », a déclaré le général Sylvano Kasongo, annonçant une grande opération d’interpellation de toute moto, taxi ou personnelle non identifiée. Pour récupérer une moto confisquée, « il faudra d’abord commander la plaque et payer les pénalités. Nous avons déjà la base légale qui est l’ordre du gouverneur », a-t-il prévenu, expliquant la procédure à l’intention de ceux qui seront pris en délit.
En outre, le commandant de la police de Kinshasa a déclaré que les éléments de l’ordre seront, en marge de cette opération, déployés dans toute la ville-province pour rendre cette décision effective.
Réagissant à cette annonce, les wewas sont furieux. Ils menacent de se mettre en grève si les autorités ne leur accordent pas un autre moratoire. « Comment pouvent-ils traquer directement ceux qui n’ont pas acheté les plaques à temps ? », s’interroge leur président, contacté par TopCongo. « Nous payons des taxes pour la construction de parkings, mais il n’y a rien », justifie Alphonse Katende.
Selon le représentant des wewas, l’État devrait prolonger le moratoire jusqu’à ce que chaque conducteur de moto-taxi de Kinshasa soit capable de se conformer à la nouvelle réglementation en s’achetant une plaque.