Tension dans le Grand Bandundu : L’armée arrête 22 personnes soupçonnées d’être impliquées dans les meurtres de chefs coutumiers
Afin de mettre fin à la tension qui règne dans plusieurs zones de la région du Grand Bandundu, les services spécialisés ont lancé une série d’opérations qui portent déjà leurs fruits. En début de semaine, 22 personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’avoir participé aux meurtres de chefs traditionnels.
Dans le territoire de Bagata, notamment dans le secteur de Wamba, vingt-deux assaillants soupçonnés d’avoir tué des chefs coutumiers dans les villages de Bukusu et de Fadiaka ont été arrêtés par les forces armées congolaises avant d’être transférés lundi 3 octobre à Bandundu, la capitale provinciale du Kwilu.
“Ce sont les assaillants qui ont participé à l’assassinat des chefs Fadiaka et Bukusu. Les militaires ont été envoyés pour les appréhender. Ce sont des assaillants qui étaient de l’autre côté de Maï-Ndombe et qui voulaient juste amener le conflit ici dans la province du Kwilu”, a déclaré le colonel Alain Mbayo, commandant du 1 113e bataillon des FARDC, infanterie du Bandundu.
L’officier militaire, qui rassure que des opérations militaires sont en cours pour restaurer l’autorité de l’État dans cette partie de la RDC, a précisé que parmi les personnes arrêtées figurent également des femmes. « Les militaires et policiers, dépêchés sur place, ont mis la main sur certains d’entre eux qui ont participé à ces troubles. Ils sont maintenant chez nous pour être transférés. Ils sont au nombre de 22, des hommes et des femmes qui ont leurs enfants. Nous y travaillons ».
Il a appelé la population à rester calme, assurant que le gouvernement reste déterminé à ramener l’ordre et que les forces armées traquent les assaillants, « qui sont maintenant en fuite et dont le pouvoir de nuisance diminue ».