Plus d’un million quatre cent mille femmes et enfants sont affectés par les conflits armés dans la province du Nord-Kivu depuis la vague des combats violents entre les FARDC et la rébellion du M23.
Ces statistiques ont été fournie à CONGORASSURE. CD le lundi 19 décembre 2022 dans un rapport du comité des déplacés de guerre en provenance de Rutshuru cantonnés dans différents sites dans le territoire de Nyiragongo.
Pour y faire face et aider les autorités à relever ces défis, cette organisation des Nations Unie intervenant dans plusieurs secteurs pour améliorer les conditions des enfants et d’autres personnes vulnérables notamment les femmes vient de mettre à la disposition de ces déplacés un programme éducatif au profit de ces enfants.
C’est ce lundi que le go a été donné dans des salles de classe de fortune construites en urgence pour encadrer ces enfants qui, depuis leur arrivée dans le groupement de Kibati et Munigi en chefferies de Bukumu, étaient sans aucun encadrement.
Avec un sourire innocent, ces enfants présentent pour la plupart leur enchantement de voir le chemin de l’école qui leur a manqué depuis qu’ils sont en exode dans cette contrée. Mais au fond de leurs cœurs, ils sont affectés par la tristesse et le chagrin.
Salomon Kazingufu, déplacé avec sa famille depuis Kanombe, comme tous les enfants de son âge retrouvés dans une salle de classe de degré moyen de l’enseignement primaire disent être content de la reprise des cours, mais a du mal à étudier suite au manque d’objets classiques qui demeure un problème pour eux.
« Je suis venu de Kanombe en étant en 4e année primaire. Je suis content de revenir à l’école pour étudier. Je demande à notre président de nous aider avec les objets classiques et de tout faire pour ramener la paix chez nous pour que nous puissions rentrer et continuer les études dans des bonnes conditions », laisse entendre cet enfant.
Selon les instituteurs recrutés pour cet encadrement scolaire, plusieurs défis restent encore à relever pour que ces enfants pleins des traumatismes dus à la guerre puissent étudier dans des conditions acceptables.
C’est le cas de Mr Gabriel Nyamulagira, une soixantaine d’années qui, devant lui plus de 120 écoliers du degré élémentaire fusionnant ceux de première et deuxième année. Pour lui, encadrer cette panoplie d’enfants n’est pas chose facile, mais accepte ce sacrifice suite aux conjonctures présentes dans lesquelles ils se trouvent obliger à vivre.
Le retour de la paix dans le Rutshuru pour le retour dans leurs villages respectifs reste le vœu de ces enseignants, car les conditions de vie demeurent précaires dans ces dites. Par ailleurs, ils appellent le pouvoir central à un soutien total à cette initiative d’encadrement d’enfants victimes de ces conflits armés.
Diddy MASTAKI