Plusieurs déplacés de guerre cantonnés dans différents sites à Kanyaruchinya disent avoir assez patienté et menacent de regagner leurs domiciles s'ils ne voient pas de changement.
Cette position est prise suite à la situation humanitaire que traversent ces derniers, nombreux sont ceux qui pensent que ça ne sert plus à rien de rester cloué là où ils ne bénéficient de rien.
Tout reste à croire que cette désolation est due aux comportements de certains chefs des sites qui se seraient livrés à l'injustice car selon certains témoignages, il y a ceux qui reçoivent des dons à chaque fois qu'il y a une assistance, mais aussi il y a ceux qui n'ont jamais eu cette chance d'en bénéficier.
« Le conflit s'est déjà créé depuis que l'on a commencé à remarquer de l'injustice dans des sites, et je crois même que c'est en complicité avec les distributeurs. Il y a des personnes qui ont du mal à se déplacer vu leurs états, et donc celles-là ont moins des chance de bénéficier d'une quelconque assistance. Les gens se battent, se volent entre eux, voilà la raison qui fait à ce que l'on pense que rentrer chez nous reste une solution », a dit un déplacé de guerre qui s'est confié à congorassure.cd
Il faut également signaler que certaines jeunes filles se livrent à la prostitution pour survivre, à coût de 1000 francs congolais, elles vendent leurs corps et le risque d'attraper des maladie s'élève, d'après un témoin ; il en est de même pour les jeunes garçons qui volent des moutons et chèvres des autres déplacés, ces cas sont fréquents et ont des conséquences.
Emmanuel MWENE, Goma