Le bureau de l’éducation de la société civile forces vives du Nord-Kivu condamne l’utilisation des élèves et écoliers dans des manifestations qui ont eu à Goma depuis le vendredi 03 février 2023 contre la force de l’EAC et la MONUSCO accusée de passivité dans la guerre contre la rébellion du M23.
Dans un entretien téléphonique avec CONGORASSURE.CD, madame Julienne KASILAMO, présidente de cette section de la société civile condamne fermement cet acte qu’elle qualifie d’illégal.
Pour elle, "il est inacceptable que des personnes puissent se permettre d’aller troubler le bon déroulement des cours dans certaines écoles de la ville et pousser les enfants, élèves et écoliers à descendre dans les rues avec tous les risques possibles qu’ils courent".
Par ailleurs, du côté des instigateurs de cette nouvelle manifestation contre ces forces étrangères, c’est le rejet total des accusations portées contre eux. Dans une vidéo enregistrée lors de la descente de ces enfants vers le centre-ville de Goma, des manifestants identifiés comme membres des structures ayant organisé brutalement cette journée ville tentent de disperser ces enfants les défendant de manifester, mais en vain.
« On ne veut pas des bleu-blancs dans notre manifestation, rentrez chez vous. Vous pensez que nous sommes dans cette manifestation par complaisance ? Si nous mourons, nous savons le pourquoi ! » S’adressait un manifestant à ces enfants.
Depuis le début de la série des manifestations de grande envergure en ville de Goma, outre certains enfants aux parures des enfants en rupture familiale, aucun indice scolaire n’avait été prescriptible avant dans ces manifestations parfois sanglantes. Mais pour la journée de vendredi, tout a été particulier avec toute la route peinte en bleu-blanc avec les enfants de tous les âges confondus.
Diddy MASTAKI