La Représentation des Étudiants du Congo/Section du Nord-Kivu a, dans une communication encouragée les organisations de la société civile et mouvements citoyens qui organisent des manifestions pour dénoncer la pérennisation de l'insécurité et la progression du M23 alors que la province est sur militarisée.
À travers un communiqué, elle a tout de même recommandé que "cela se passe en toute non-violence et dans le respect de l'ordre public pour éviter l'infiltration par les ennemis afin de préserver l'unité et à la solidarité nationale entre les populations qui soutiennent et placent leur confiance aux FARDC notre seul espoir pour sortir de cette situation précaire".
Toutefois, compte-tenu de la situation sécuritaire qui prévaut en République Démocratique du Congo, particulièrement dans la partie Est de notre pays, la Représentation des Étudiants du Congo (REC Nord-Kivu) se dit très préoccupée au plus haut niveau et constate avec indignation la manière dont l'agression rwandaise à travers le M23 continue d'envahir des territoires et villages congolais causant le déplacement massif de plus de 200 000 personnes dans la province du Nord-Kivu parmi lesquelles elle compte un très grand nombre de ses camarades étudiants, les femmes ainsi que les enfants.
Ces étudiants condamnent le fait que les terroristes du M23 commettent des graves violations des droits de l'homme en détenant les gens dans des prisons souterraines, torturant des prisonniers et percevant illicitement des taxes sous l'œil des casques bleus de la MONUSCO et de la force militaire de l'EAC en violation flagrante de la feuille de route signée à Luanda depuis le mois de novembre 2022.
La REC Nord-Kivu condamne aussi le fait que des militaires de la force régionale de l'EAC qui sont venus en appui à l'armée loyaliste, mais qui faciliteraient malheureusement les terroristes du M23 en maintenant une zone tampon dans les positions qui sont occupées par ces rebelles. Ces dirigeants des étudiants exigent le départ des forces de l'EAC, si elles ne veulent pas combattre aux côtés des FARDC qui doivent être renforcées en logistique militaire et l'amélioration de leurs conditions de vie pour la sécurisation et la défense du territoire national.
"Nous exigeons en outre, au gouvernement d'apporter l'assistance nécessaire et dans l'urgence aux personnes déplacées vivant dans les camps des déplacés dans le territoire de Beni, de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, comme cela est en train d'être fait par les coordinations des étudiants des certaines universités et instituts supérieurs, mais aussi des associations de la société civile et de le faire en mieux", indique le communiqué.
Et d'ajouter : "Nous plaidons pour les étudiants et étudiantes déplacées et dont leurs familles ont été appauvries, perturbées par la guerre d'être identifiés, réintégrés exonérés et pris en charge par l'État comme des vulnérables dans les institutions supérieures et universitaires publiques ou privées pour ne pas compromettre leur parcours académique."
Pour Wilfred Akilimali Linjanja président de cette structure, la communauté estudiantine de la province du Nord-Kivu octroie sa ferme disponibilité de militer jusqu'au sacrifice suprême pour barrer la route à ces barbares qui envahissent le pays.
Gloiredo Ngise, Goma