La centrale électorale de la République démocratique du Congo a annoncé le début des opérations d’enrôlement dans l'est du pays, notamment au Nord-Kivu, une province soumise à une crise sécuritaire sans précédent et qui a temporairement perdu le contrôle de plus d'une dizaine de ses localités.
"Sécurité". C'est obligatoirement ce qu'il faut sur toute l’ensemble de la province du Nord-Kivu, a déclaré lundi Jonas Kasimba, homme politique et homme d’affaires, omniprésent dans tout ce qui touche cette partie du pays dont il est originaire. L'homme politique estime que l'opération d'enregistrement des électeurs ne peut être un succès que si la sécurité est assurée partout dans la province du Nord-Kivu.
Ainsi, ce lundi, alors que la commission électorale nationale a affirmé que toutes les zones occupées par les rebelles seront bientôt libérées par l'armée pour permettre l'enrôlement de tous les Congolais, Jonas Kasimba a dans la foulée épinglé un autre préalable qu'il juge crucial avant tout enrôlement des électeurs. Ce fils du Kivu parle notamment du retour des personnes déplacées dans leurs territoires d'origine. "Quatre des six territoires qui composent la province du Nord-Kivu sont sous occupation", a-t-il rappelé.
Dans le même temps, Jonas Kasimba a insisté sur la restauration de l'autorité de l'Etat dans l'Est du pays. En effet, l'Est de la République démocratique du Congo a longtemps été le théâtre de conflits armés et de violences massives, qui ont mis à mal la stabilité et la sécurité de la région.
Pour restaurer l'autorité de l'État, Il estime ainsi que des initiatives doivent être prises pour renforcer les institutions de sécurité et de justice, ainsi que pour promouvoir la paix et la stabilité. Les forces de sécurité doivent être formées et équipées pour faire face aux défis sécuritaires. Cela permettra à la population de vivre en sécurité et de commencer à reconstruire sa vie, mais aussi de participer pleinement au processus électoral.
KMC, Kinshasa