Les Coordinations territoriales des Forces vives de la société civile de RUTSHURU, NYIRAGONGO et MASISI viennent de conditionner l'inscription des électeurs dans ces territoires de la province du Nord-Kivu par le retour de la paix. Plusieurs entités de ces territoires sont en effet, depuis novembre dernier 2021, plongées dans la guerre suite à la réactivation de la rébellion du M23 à partir de leur quartier général du massif du Mont Sabinyo.
Leur position est contenue dans un communiqué rendu public le lundi 13 février 2023, dont une copie est parvenue à CONGORASSURE.CD.
Ces structures de la société civile disent rester préoccupées par la détérioration de la situation sécuritaire dans la Province du Nord-Kivu en général et en particulier dans les zones occupées par " les Rwandais et les Ougandais sous couvert du M23 " comme ils l'appellent.
Elles désapprouvent l'initiation par la Commission Electorale Nationale Indépendante CENI-RDC de l'enregistrement des électeurs composés de personnes déplacées et demandent également à la commission électorale de poursuivre ce processus dans sa deuxième phase concernant le Nord-Kivu en installant des centres d'enregistrement dans les villages d'origine de ces personnes déplacées, preuve du retour conditionné de la paix dans la province.
Les Coordinations Territoriales des Forces Vives de la Société Civile soulignent leur ferme attachement à l'intégrité territoriale et au retour de tous les déplacés victimes de cette guerre, qu'ils considèrent injuste, dans leurs régions d'origine.
Elles estiment que, dans ses ambitions expansionnistes, la rébellion du M23 poursuit son plan d'occupation des nouvelles entités, et promet d'aller très loin. Selon eux, cela provoque des déplacements massifs de population et la déstabilisation générale de la population, qui connaît des situations humanitaires catastrophiques dans leurs zones de déplacement, ce qui serait un des éléments qui rendraient incertaines les opérations d'enrôlement au Nord-Kivu.
Ces activistes restent se disent entre-temps préoccupés par les exactions commises par les rebelles du mouvement du 23 mars dans les zones qu'il occupe. Ils évoquent particulièrement les prises d'otages arbitraires de civils et surtout l'occupation de plusieurs villages par des inconnus. Une situation catastrophique qui selon eux, jette une ombre sur le processus électoral en cours en RDC.
Diddy MASTAKI