C’est devenu récurent dans la ville de Goma. En peu de temps, au moins quatre décès d'asphyxie au gaz carbonique ou Mazuku ont été enregistrés dans le camp des déplacés de Bulengo au quartier Lac-vert à Goma.
Une autre personne déplacée de Goma qui a fui les affrontements entre les forces armées de la République démocratique du Congo et les terroristes du M23/RDF est décédée dans la matinée du lundi 13 février 2023 en s'approchant du site de ce gaz. Cette victime de 50 ans et père de 8 enfants est la quatrième en l'espace d'une semaine seulement, selon Jules Ngeleza, président du conseil de la jeunesse de la commune de Goma.
Au regard des multiples risques causés par ce Mazuku, Jules Ngeleza lance un appel aux autorités compétentes pour qu'elles délocalisent le site des déplacés de Bulengo, afin d'éviter d’autres drames.
“Il est impératif d'amener ces personnes déplacées sur un autre site sûr et sécurisé au lieu de les exposer ici à Bulengo. Le malheur des uns fait le bonheur des autres... Il y a ceux qui reçoivent des aides au nom de ces déplacés, c'est pourquoi ils veulent les garder dans ce site alors que leur vie est en danger ! SOS”, déclare Jules Ngeleza.
Pour rappel, il y a moins d'une semaine, le coordinateur provincial de la Protection civile du Nord-Kivu, Joseph Kambale Makundi, est décédé après avoir été asphyxié par le gaz Mazuku dans le même quartier. M. Makundi est mort en tentant de récupérer le corps d'une autre personne déplacée asphyxiée par le même gaz dans la grotte de Bulengo.
Gloiredo Ngise, Goma