La multiplication des cas de tueries inquiète l'autorité provinciale du Haut-Katanga qui a dénombré une douzaine de cas au cours du mois de février et craint que sa recrudescence ne « sabote le processus électoral ».
En l'espace d'au moins une semaine, huit (8) corps sans vie ont été ramassés dans la ville de Lubumbashi, la plupart attachés et mis dans des sacs en plastique, selon les services de sécurité. Le quartier Golf de Lubumbashi, connu pour sa quiétude, est actuellement pointé du doigt comme étant le quartier le plus touché par cette série de tueries qui inquiètent au plus haut point les autorités politico-militaires.
Selon l'autorité provinciale, ce mode opératoire est vraiment nouveau à Lubumbashi. "Ces modes opératoires sont nouveaux dans notre province et appellent à plus de vigilance. Les auteurs de ces crimes odieux et inacceptables visent à déstabiliser les institutions ainsi qu'à saboter le processus électoral en cours", a prévenu Jacques Kyabula, lors du conseil de sécurité urbaine.
Il a appelé, selon lui, "à un sursaut patriotique de tous, afin qu'ensemble, toutes tendances politiques confondues, nous dénoncions ce qui s'apparente à des meurtres en série commis par les ennemis de la République ».
Dans un récent communiqué de presse, le nouveau maire de Lubumbashi a décidé de "limiter les heures de circulation des conducteurs de taxi-moto à partir de 22 heures" et un contrôle rigoureux par la police nationale congolaise aux heures indiquées.
Cette décision a été saluée par l'autorité provinciale, qui a également indiqué que la question de la sécurité ne pouvait être falsifiée par des considérations politiques ou tribales, tout en appelant la population du Haut-Katanga à "dénoncer tout cas suspect et toute présence de personnes inhabituelles dans les différents quartiers".
Adrien Ambanengo à Lubumbashi