Des démobilisés, en grande partie ceux qui n'ont pas encore bénéficié des frais de transport, réclament leurs armes remis au programme de désarmement afin de combattre la rébellion du M23.
Le fait s'est déroulé le vendredi 24 février devant le bureau du P-DDRCS dans la ville de Goma, où un groupe de démobilisés du programme Désarmement, Démobilisation, Réhabilitation Communautaire et Stabilisation qui n'ont pas encore bénéficié des frais de transport se sont rassemblés.
Dans une interview accordée à CONGORASSURE.CD, en plus de leur demande axée sur les frais de transport, ces ex-combattants anciennement stationnés au centre de démobilisation de Mubambiro près de la cité de Sake dans le territoire de Masisi ont également exigé, sous l'effet de la colère, que leurs armes leur soient remises pour, selon eux, aider leurs anciens compagnons d'armes à combattre les rebelles du M23 qui ont pris vendredi le contrôle de la localité de Mushaki après plus de 48 heures de violents combats contre les FARDC, l'armée gouvernementale.
"Si le P-DDRCS ne veut pas payer tous les transports pour que nous retournions dans nos villages, qu'il nous donne nos armes et munitions pour que nous puissions aller aider nos anciens compagnons d'armes à combattre le M23", a déclaré un ex-combattant sur un ton furieux.
Ce scénario s'est répété après qu'un autre groupe de ces anciens miliciens de différents groupes armés actifs au Nord-Kivu a tenu un sit-in le lundi 13 février 2023 devant le bureau du Programme de Désarmement, Démobilisation, Réhabilitation Communautaire et Stabilisation, P-DDRCS pour réclamer leur paiement après environ 5 ans qu'ils ont passé à Mubambiro avant d'être renvoyés de leur centre de démobilisation lors des menaces de prise d'assaut de la cité de Sake en territoire de Masisi par les rebelles du M23 le vendredi 17 février.
Contactés à ce sujet, les membres de la coordination du programme de désarmement dans la ville de Goma sont restés injoignables.
Diddy MASTAKI, Goma