L'archidiocèse de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, a publié un communiqué vendredi 25 février pour signaler la présence de militaires lourdement armés à la recherche de l'archevêque métropolitain Fulgence Muteba. Les prélats catholiques demandent des éclaircissements de la part de la hiérarchie de ces FARDC qui se sont déclarés de la Garde républicaine.
Selon le communiqué, un convoi de véhicules militaires armés a été vu en face de l'archevêché de Lubumbashi vendredi dernier vers 9 heures du matin. Neuf d'entre eux ont tenté de s'introduire dans l'enceinte de l'archevêché avec leurs véhicules mais ils en ont été empêchés par les membres du service de gardiennage.
D'autres militaires ont essayé d'entrer dans le bâtiment en demandant à rencontrer Monseigneur Fulgence Muteba, mais ils ont été conduits dans une autre salle par un prêtre qui cherchait à comprendre les raisons de leur mission.
Le communiqué précise que l'escadron était piloté par un colonel qui s'exprimait en swahili, escorté par six hommes en uniformes détenant des armes de guerre. Ces hommes armés ont également indiqué être venus prendre des dispositions sécuritaires en vue d'une manifestation religieuse prévue à la cathédrale Saint-Pierre et Paul au cours d'un séjour projeté du chef de l'Etat dans le Haut Katanga.
Les prélats catholiques condamnent cette tentative d'enlèvement et cette flagrante violation de domicile et de lieu de culte, considérant cela comme un mépris de la liberté religieuse.
Cependant, le commandant de l'infanterie de la Garde républicaine dans le Grand-Katanga, le Colonel Babadi Bakenge, a démenti toute tentative d'enlèvement de Mgr Fulgence Muteba et a expliqué que ses hommes ont été envoyés à la cathédrale de Lubumbashi afin de solliciter les autorités religieuses pour faire des exercices de simulation de protection des autorités.
Le colonel a également rejeté l’hypothèse selon laquelle il y aurait un conflit entre la garde républicaine et l’église. Il a une fois de plus insisté que c’était juste pour un entraînement : “Pour protéger ces personnalités nous devons avoir toujours le temps de revenir aux entraînements, en formation et ajouter certaines techniques. C’est dans ce cadre là que nous avez vu nos hommes accompagnés de leurs instructeurs pour pouvoir renforcer leur apprentissage de la protection de grandes personnalités là où elles passent souvent”.
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