Cette nouvelle maladie vient de frapper les sites des déplacés cantonnés dans le territoire de Nyiragongo, alors que plusieurs organisations non gouvernementales œuvrant dans le domaine de la santé publique s’étaient déjà activées pour tenter de contenir le choléra qui a causé des dizaines de morts dans ces sites.
Selon le président des déplacés basés dans des camps éparpillés à Kanyarucinya et Kibati, avec cette menace des maladies, ils enregistrent actuellement entre 7 et 8 décès par semaine. Ce qui, selon les statistiques porte à un total d’environ 325 cas des décès depuis le début d’arrivée des vagues de déplacés de la guerre entre les rebelles du M23 et les forces gouvernementales de la RDC dans le territoire de Rutshuru et une partie de Nyiragongo.
Théo MUSEKURA attribue cette fréquence des maladies qui attaquent ces déplacés à l’insalubrité qu’ils vivent et surtout aux conditions hygiéniques et humanitaires qu’ils traversent.
« Avec la présence de ces maladies qui viennent s’ajouter à la famine, nous venons d’enterrer environ 325 personnes. Ce qui est pour nous trop alarmant », souligne-t-il dans une interview exclusive accordée à CONGORASSURE.CD
Celui-ci lance un SOS au gouvernement congolais et à ses partenaires œuvrant dans la santé publique à multiplier leurs interventions dans tous les sens pour couper court à la propagation de la chaîne de contamination de ces maladies dans les camps des déplacés, qui en plus de leur vulnérabilité causée par ce conflit armé leur imposé meurent des maladies et de famine dans leur milieu de refuge.
« Nous avons survécu à la guerre, mais nous mourons des maladies. Que le gouvernement nous vienne en aide », poursuit-il.
En plus de cette intervention humanitaire tant demandée, Théo MUSEKURA plaide aussi pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans leurs territoires pour leur retour à la maison afin de reprendre la cour normale de leur vie d’avant.
Diddy MASTAKI