Un drame s’est déroulé en ville de Beni, au quartier Boikene, dans la cellule Gbadolite ce samedi. Un militaires des forces armées de la RDC a tiré sur sa femme avant de s’ôter la vie.
Furaha Masumbuko, 29 ans, est morte après avoir été abattue par son mari, un soldat du régiment 3406 des forces armées de la République Démocratique du Congo.
L'information est confirmée par le commissariat urbain de la police qui indique que l'incident s'est produit à la suite d'un incident de jalousie entre le soldat et sa femme.
"Le bourreau a tiré sur sa femme avec une arme AK47, après quoi il s'est également tiré une balle dans la tête", a déclaré le porte-parole de la PNC à Beni.
Il convient de noter que des actes d'homicide commis par des soldats contre leurs épouses sont régulièrement signalés dans la ville et le territoire de Beni. Le 10 février 2023, un autre élément des FARDC s'est donné la mort après avoir tué trois civils, dont son épouse, dans le quartier Benengule de la commune de Beu.
Les organisations de défense des droits des femmes déplorent la passivité de la justice face à ces crimes récurrents. Pour Clarisse Kavugho, coordinatrice de l'ONG La voix de la femme, il est plus qu'urgent d'imposer le respect des droits des femmes dans la communauté, et c'est à la justice de jouer le plus grand rôle en punissant de manière appropriée les auteurs de ces crimes.
Selon cette militante des droits des femmes, les autorités militaires devraient également éduquer leurs troupes sur les concepts nécessaires à la protection des femmes et des enfants.
"Les autorités militaires ont un rôle très important à jouer dans la répression de ces différentes formes de violence. Des messages de sensibilisation à la lutte contre les violences faites aux femmes doivent être régulièrement véhiculés lors des parades hebdomadaires", a-t-elle recommandé.
Nicole Lufungi Beni