La journée spécialement dédiée à la femme est célébrée le 08 Mars de chaque année, en cette occasion, plusieurs femmes ont manifesté devant le bureau de Airtel à Goma pour dénoncer les multiples cas de kidnapping dont la majorité des auteurs utiliseraient ce réseau.
D'après ces dernières, la maison Airtel serait traitée de complice avec les kidnappeurs, car à chaque fois qu'un cas est enregistré, les bourreaux demanderaient une rançon en utilisant plusieurs numéros Airtel, d'où, la lutte est de voir ces inconnus dévoilés à temps.
« Le thème retenu pour cette année, parle de la question du numérique, de la paix, mais aussi de la sécurité ; et pour nous, c'était important de faire une liaison entre les maisons de communication dont Airtel joue un très mauvais rôle qu'on peut juger de complicité parce que la plupart des kidnappeurs utilisent le réseau Airtel », a souligné Nelly KEYA, responsable du mouvement rien sans les femmes devant le reporter de congorassure.cd.
« Lorsque les familles de victimes veulent contacter les responsables de la maison Airtel pour localiser les auteurs en liaison avec cette maison de télécommunication, il n'y a toujours pas des informations à temps réel jusqu'à ce que les victimes soient décédées », poursuit-elle en revenant sur le récent cas de deux enfants écoliers dans une école de la place, qui ont été kidnappés et dont les membres de famille ont fait de tout leur mieux pour que la tâche leur soit facilitée en vue de dénicher les auteurs, mais en vain jusqu'à ce que ces derniers ont été tués par leurs bourreaux et dont leurs corps jetés au bord du Lac kivu, une autre raison qui fait à ce que ces femmes puissent se retrouver devant Airtel car selon eux, la sécurité du pays dépend aussi de la technologie et de toutes les maisons de télécommunication.
« Ces bandits tuent nos enfants, ils nous tuent, ils tuent nos maris et nous violent également, c'est pourquoi nous exigeons à la maison Airtel de toujours nous dévoiler ces gens », a ajouté une vielle Dame d'une septantaine d'années.
La colère des femmes a contraint les responsables de la maison Airtel, d'entrer en pourparlers pendant au moins une heure de temps avec les manifestantes, dont l'issue a semblé les calmer.
« Nous venons d'échanger avec les responsables de Airtel, après des longues discussions, nous nous sommes fixés sur certains points entre-autres, la programmation d'une grande rencontre qui réunira les autorités gouvernementales, les responsables de Airtel, les membres de la société civile, les chefs de base, les femmes et surtout les services de sécurité afin de statuer sur les modalités à suivre dans le but de décanter la situation.
Les responsables de Airtel ont signifié à ces femmes que ce problème se trouve dans d'autres maisons de télécommunication, à Goma, c'est parce que leur réseau est le plus utilisé, mais sous d'autres cieux, c'est la même chose. Ils ont également fait savoir qu'ils donnent rapport aux services compétents, ainsi promettant d'améliorer la qualité de leur travail pour faciliter la tâche aux autorités censées répondre à toute préoccupation.
Nelly KEYA a promis aux familles victimes de continuer à lutter pour que les acteurs du kidnapping soient au finish connus de tous car il n'est pas compréhensibles qu'ils soient cachés pendant qu'ils commettent des crimes.
Emmanuel MWENE, Goma