Les déplacés de la guerre entre les combattants du M23 et les forces loyalistes de la République Démocratique du Congo ont reçu samedi la délégation du conseil de sécurité des Nations-Unies lors de leur visite aux victimes de ce conflit armé qui a déjà jeté plus de 800.000 familles en déplacement depuis le début de cette guerre en novembre 2021 dernier.
Dans leurs échanges avec cette délégation, ces déplacés éparpillés dans environ 120 sites dans le territoire de Nyiragongo, Lubero et en ville de Goma, à côté d’autres qui vivent dans des familles d’accueil, ont présenté leur mémorandum présentant la souffrance qu’ils endurent dans ces sites depuis l’arrivée des premières vagues au mois de juin 2022, date coïncidant avec la chute de la cité frontalière de Bunagana et l’intensification des attaques dans les groupements de Jomba, Rugari, Kisigari et Bwera dans le territoire de Rutshuru.
Dans ce mémorandum, ces congolais, par le biais de leurs représentants, formulent quatre (4) demandes pour qu’ils se sentent apaiser et vivre une vie normale comme avant cette guerre que mène le Rwanda sur le territoire congolais sous couvert du M23, comme l’indiquent plusieurs rapports du régime de Kinshasa et des experts des Nation-Unies.
Tout d’abord, ils demandent l’implication de l’ONU pour finir totalement la guerre dans leurs milieux d’origine pour qu’ils y retournent après plus de 10 mois de souffrance dans les sites des déplacés. De l’aide humanitaire et la scolarisation des enfants des déplacés sont parmi les priorités évoquées par ceux-ci dans leur mémorandum.
Ces derniers émettent le vœu d’être dans un tête-à-tête avec le Chef de l’État congolais pour lui présenter le degré de leur souffrance dans cette vie leur imposée par la guerre qui se veut internationale dans la partie Est du pays.
Par ailleurs, à en croire Theo Musekura, président de tous les déplacés de Rutshuru, Kibumba, Buhumba et une partie de Masisi, depuis leur présence dans ces différents sites des déplacés, ils ont déjà enregistré plus de 350 décès suite aux conditions inhumaines qu'ils traversent. Ils vivent sans vivres, dans une insuffisance des soins primaires et des conditions hygiéniques non réunies.
Mais en plus de l’assistance humanitaire de l’Union-Européenne annoncée pour cette semaine, le gouvernement congolais leur a promis la fin de la guerre dès le 1er avril prochain pour qu’ils rentrent dans leurs villages d’origine afin de reprendre la cour normale de leur vie.
Diddy MASTAKI, Goma