Depuis plusieurs mois maintenant, les hostilités qui opposent les rebelles du M23-RDF aux Forces Armées de la RDC ont déjà occasionné plusieurs déplacements massifs des populations dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi, ainsi séparant des milliers de familles de leurs membres sans en savoir la suite.
Cette situation a déjà causé le désespoir parmi ceux qui ont quitté leurs milieux respectifs, les conditions de vie défavorables auxquelles ils font face, poussent certains de se soumettre à certaines pratiques en vue de survivre pendant cette période du désarroi.
Approchés par le reporter de congorassure.cd, certains de ces enfants confirment avoir été séparés de leurs parents et se sont retrouvés dans les camps de déplacés, pendant que d'autres soulignent tout simplement qu'ils quittent leurs cabanes chaque jour pour quémander tout au long de leurs journées, ils peuvent soit manger, soit conserver pour leurs parents.
« Nous nous promenons sans savoir où nous allons car nous toquons à toute porte qui nous semble bonne et cela pendant toute la journée, nous mangeons et gardons un peu pour nos parents, si on nous donne de l'argent nous achetons la farine, les braises et quelques choses à manger nous rentrons dans les sites », ont laissé entendre ces pauvres enfants.
L'un de leur a fait savoir au reporter de congorassure.cd que la vie qu'ils mènent dans le camp est grandement différente et défavorable par rapport à leur ancienne vie, ce petit garçon d'une dizaine d'années a exprimé le vœu de voir finir la guerre pour qu'ils rentrent chez eux.
Il est plus important pour les autorités congolaises de prendre en compte cette question au risque de voir ces enfants devenir incontrôlés et s'ajouter au nombre des autres communément appelés enfants de la rue, ceux qui deviendront par inadvertance des bombes à retardement.
Emmanuel MWENE, Goma