La Société Civile Forces vives de la commune de Masisi au Nord-Kivu alerte sur les multiples cas de tracasseries dont est victime la population au niveau des barrières de Mubambiro et Rutoboko par certains militaires des Forces Armées de la RD Congo (FARDC) qui opèrent sans aucune inquiétude.
Dans une communication rendue publique dans les réseaux sociaux, David Muisha Kasiwa président de la société civile, noyau de Masisi dénonce avec la dernière énergie ces tracasseries de tout genre qui se font aux endroits cités ci-haut dans la cité de Sake en territoire de Masisi.
D'après lui, cela fait plusieurs années, mais pour le moment, la situation s'est empirée depuis l'instauration de l'état de Siège et actuellement les agents affectés à ces barrières et qui bénéficient de l'appui de policiers militaires, font leur loi en torturant la population et extorquant les biens, surtout l'argent et des téléphones Android.
La société civile pense qu'il existe un gouvernement qui n'a pas de responsables où tous les coups sont permis.
« En provenance de Masisi pour Goma, et vice-versa, nos populations ne doivent pas payer des taxes sataniques au niveau de Mushaki, 3 $ à 500 $ et encore des personnes se disant être au service de l'État qui par la suite commettent des exactions, bavures et abus de tout genre contre leurs propres citoyens », souligne David Muisha Kasiwa.
Cependant, la Société Civile Forces Vives Commune de Masisi dénonce toutes ces tracasseries et demande qu'elles cessent sans délai, ainsi profitant de saisir l'autorité provinciale et le Directeur Général de la DGR-NK à rééduquer leurs agents avant que la population ne puisse se prendre en charge en cette période où elle est troublée par la guerre du M23.
Emmanuel MWENE, Goma