Plusieurs cas de maladies diverses liées à l'hygiène sont rapportés dans certains sites de déplacés de guerre dont Kalinga à Lushebere, situé à 6 km de Masisi centre, où septante-quatre (74) enfants sont frappés par la rougeole et la diarrhée selon un prélèvement du Centre de santé de Kitsule qui prend les soins des patients depuis quelques jours maintenant.
C'est une situation qui fait pitié, voire cette population qui a fui les affrontements opposant les Forces Armées de la RDC et les rebelles du M23, la famine, une condition de vie très chaotique, au-delà s'ajoute ce fléau des maladies, surtout que les déplacés restent concentrés.
Ils détestent cette vie, ils veulent rentrer chez eux. Ils précisent que plus d'une centaine de ménages qui utilisent une seule toilette, sont exposés à des maladies, car il se pose également un problème majeur, celui du manque d'eau potable.
« Nous souffrons tellement ici et voulons vraiment rentrer chez nous, nous sommes très nombreux et utilisons une seule toilette où pour en avoir accès il faut que nous nous rangions sur une ligne, nous n'avons même pas l'eau, pas de savons », confirme une femme déplacée qui souligne également que tout est problème, pas des vêtements, aucune chose qui marche, sa prière c'est de voir la pluie tomber pour en profiter.
Le chiffre de septante-quatre (74) enfants qui ont déjà attrapé la maladie de rougeole, a été relevé par l'Infirmier Titulaire du Centre de santé de Kitsule. « Oui, c'est depuis un certain temps que nous avons vu les cas apparaître dans l'Aire de Santé, surtout dans notre structure et les cas dans les zones de santé affectées par la guerre », a-t-il fait savoir, tout en ajoutant que « juste pour la rougeole avec complications, les cas sont toujours référés à l'Hôpital Général de Référence, mais les cas sans complications sont traités avec les antibiotiques.
Cet infirmier confirme avoir conseillé aux femmes de cette contrée, de faire toujours signe à chaque fois qu'elles voient l'apparition de certains signes (visibles), d'amener l'enfant au Centre de santé le plus proche avant que la situation ne se complique.
Il faut noter qu'aucun site de déplacés de guerre dans les Masisi, Goma et Nyiragongo n'est épargné du danger des maladies d'origine hydrique.
Emmanuel MWENE, Goma