L'Union Nationale des Fédéralistes du Congo (UNAFEC) a fait une annonce choquante jeudi 30 mars 2023. Le parti du feu Gabriel Kyungu a accusé des militaires des Forces Armées de la RD Congo (FARDC) d'avoir ouvert le feu et tué au moins vingt (20) de ses jeunes membres à Lubumbashi.
L'incident s'est produit le 24 mars dernier, près du pont Naviundu, dans les communes de Kampemba et Annexe, dans la province du Haut-Katanga. Selon l'UNAFEC, les jeunes ont été tués par balles pendant leur réunion hebdomadaire lorsque les militaires armés sont arrivés pour les disperser. Ce qui a conduit à une confrontation qui a abouti à la fusillade. Certains jeunes se sont noyés. L'UNAFEC affirme que le bilan est encore provisoire, car d'autres jeunes sont portés disparus.
Ce parti politique condamne fermement
l'incident et demande au système judiciaire militaire et civil d'enquêter sur l'affaire et de poursuivre les responsables.
Toutefois, d’autres sources avancent une autre version sur cet événement tragique. D’après une source qui s’est confiée anonymement à la Radio Onusienne, l'incident a commencé lorsque des groupes de jeunes de l'UNAFEC ont tenté de contrôler la collecte des droits de stationnement dans la zone, en harcelant les passants et en volant leurs biens. Une victime de ce racket aurait alerté les soldats qui se trouvaient à proximité, lesquels sont arrivés sur les lieux et ont été la cible de jets d'objets de la part des jeunes. En réponse, les soldats ont effectué des tirs de sommation pour disperser la foule, faisant deux (2) morts et plusieurs blessés.
En outre, dans la confusion qui a suivi, une douzaine de jeunes ont sauté dans la rivière, dont douze (12) se sont noyés, ce qui porte le nombre total de morts à quatorze (14), selon cette source.
Quelle que soit la séquence des événements, la perte de jeunes vies est tragique et la justice doit être rendue. L'ancien vice-ministre du budget membre du Front Commun pour le Congo et natif du Haut-Katanga, Félix Momat, qui condamne ce qu’il qualifie “d’assassinat cruel et ignoble,” demande l'ouverture d'une enquête approfondie pour déterminer les motivations de cet acte odieux et traduire les auteurs en justice.
“C’est un crime crapuleux inacceptable qui ne doit pas rester impuni. Ensemble, condamnons fermement ces crimes devenus légions à Lubumbashi. Et exigeons des autorités compétentes une enquête approfondie pour faire la lumière sur ce drame, en déterminant les véritables mobiles, identifiant les coupables et appliquer, sans complaisance, la rigueur de la loi” a-t-il dit.
Pour le moment, aucune autorité provinciale du Haut-Katanga n'a réagi après ces graves accusations de l'UNAFEC, qui n'hésitent pas à impliquer directement les éléments de l'armée loyaliste. Ces événements tragiques soulèvent par ailleurs de graves questions sur la violence et la sécurité dans la région du Katanga. Les autorités doivent agir rapidement pour vérifier les faits, afin d’éviter que la situation ne s’envenime au regard des faits semblables qui se sont déjà déroulés dans le passé et les conséquences qui s’en étaient suivies.
CongoRassure