Des habitants et propriétaires des parcellaires de la commune de Goma au Nord-Kivu demandent une mesure de clémence à l’autorité municipale de cette commune autour d’un recouvrement forcé de la taxe de plaquage des numéros police annoncé dans un communiqué rendu public le 30 mars dernier par cette autorité.
Selon la population de cette commune, la situation socio-économique actuelle en ville de Goma ne leur permet pas de s’acquitter de cette taxe sous pression. Pour eux, la guerre du M23 dans plusieurs zones autour de la ville de Goma bloque la circulation monétaire de cette ville cause une si grande crise financière. Ce qui le place dans l’incapacité de payer cette taxe.
« Nous savons très bien que nous sommes redevables à notre commune. Les agents sont passés pour mettre les plaques d’immatriculation parcellaire sur nos parcelles. Nous savons que nous devons payer pour ce travail, mais la situation actuelle ne le permet pas. Nous demandons au bourgmestre d’être clément avec nous et surtout nous laisser du temps parce que nous devons nous acquitter », souligne un habitant.
Cette opération d’immatriculation parcellaire s’effectue sur presque toute l’étendue de la ville de Goma pour parvenir à bien identifier toutes les rues et avenues de la ville de Goma et surtout pour avoir de l’exactitude des adresses de presque toutes les parcelles de la ville par leurs numéros et position sur une quelconque avenue.
Diddy MASTAKI, Goma