Le Président du Parlement des Jeunes en territoire de Masisi vit en cavale depuis la récente altercation entre la population de Masisi centre et un contingent de la Mission de l'Organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo/MONUSCO qui était visible dans cette partie du Nord-Kivu il y a au moins une semaine.
Rencontré par le reporter de congorassure.cd, Hangu Alfani Ruphin fait savoir qu'il mène une vie de clandestinité 2 semaines après qu'un contingent de la MONUSCO qui était de passage à Masisi centre soit attaqué par la population qui était prise en colère. Il lui est reproché de s'être interposé contre sa population qui soupçonnait à ces éléments de la mission onusienne, d'aller en intervention en faveur des rebelles du M23 et dont les menaces et fausses accusations se multiplient contre lui comme quoi, il serait en complicité avec la MONUSCO.
En tant que Défenseur des Droits Humains, Celui-ci dit avoir été intervenu pour calmer la jeunesse du coin animée d'un esprit de violence, ainsi éviter toute conséquence qui pouvait se produire vu la présence en pleine journée de beaucoup d'enfants, élèves et écoliers, ainsi le dossier est désormais tourné contre sa personne.
« Le Chef de l'État lui-même nous avait dit que la MONUSCO est notre partenaire, pourtant ce contingent venait pour une mission d'inspection pour voir comment construire un Pont durable après la perte du Pont de Luhashi, malheureusement la population qui n'était pas au courant, a directement attaqué, moi ce qui m'est arrivé, c'est justement le fait de protéger ce contingent en demandant à mes frères de ne pas s'attaquer à une mission onusienne », renseigne le Président du parlement des jeunes du territoire de Masisi.
Hangi Alphani Ruphin a également laissé sa femme et son enfant qui n'a qu'un mois de naissance, il demande l'assistance et la protection à tous ceux qui peuvent, Gouvernement congolais, MONUSCO et toute Organisation qui protège les Défenseurs des Droits Humains, surtout qu'il ne peut plus arriver dans sa zone d'intervention où se trouve toujours sa famille.
Il souhaite être accompagné par les autorités compétentes, afin que cette population avec qui il a vécu, et continuera à vivre, puisse comprendre son souci de prévenir un risque dans sa casquette de Défenseur des Droits Humains qui n'a pas de limite, et non-être complice de son malheur, le malheur de la jeunesse de Masisi.
À sa jeunesse qu'il dirige depuis longtemps, ce dernier veut voir une cohésion, une jeunesse soudée et soudaine, animée d'un esprit pacifique sans oublier les efforts conjugués ensemble dans une même lutte.
« Je demande à ma jeunesse de comprendre mes attributions, je ne suis pas quelqu'un de violent, j'aime mes frères et sœurs et ils le savent, en tant qu'activiste des droits humains, nous avons nos principes sur lesquels nous marchons, et dont je ne peux aller à l'encontre de la Déclaration Universelle de Droits de l'Homme (DUDH), nous devons travailler dans la logique. Si ce dont j'ai fait était réellement une erreur, que mes frères me pardonnent », a laissé entendre le Président du Parlement des Jeunes de Masisi.
Emmanuel MWENE, Goma