Certains rescapés de l'inondation qui a ravagé Bushushu et Nyamukubi dans le territoire de Kalehe continuent à être traumatisés davantage. Plusieurs groupes de bandits viennent étant bien organisés pour ravir aux bénéficiaires, leurs aides humanitaires, une situation qui vient empirer la vie des victimes pendant que leurs blessures saignent encore.
L'alerte est faite par une habitante de Bushushu à Congorassure.cd ce jeudi 18 mai et qui a voulu garder l'anonymat. Cette femme renseigne que ceux qui commettent ces actes viennent des hauts plateaux, Kabamba, Ihusi, Mongoza pour juste récupérer la nourriture des sinistrés, ce qui mène à priver leur priver des donations au bénéfice de ceux qui n'ont pas été touchés par la catastrophe naturelle.
Notre source alerte sur la question, dans le but de susciter la conscience des autorités congolaises censées continuer de près avec les assistances ; et à toute personne bienfaiteur ou/et toute organisation humanitaire qui pourraient apporter leurs assistances, de chaque fois les canaliser directement dans le dépôt unique, ou soit dans les mains du comité de suivi de la catastrophe naturelle qui s'est produite en date du 04 mai 2023 aux environs de 17 h 30' à Nyamukubi et Bushushu dans le territoire de Kalehe, Province du Sud-Kivu.
La femme qui lance cette alerte, appelle le gouvernement Congolais à assurer la sécurité de ceux qui sont restés vivants et veut ne plus voir les gens qui ont perdu plusieurs membres de leurs familles, continuer à être combattus justement pour la nourriture qui pouvait les aider.
« Ces gens qui proviennent de tous ces endroits, créent du désordre pendant les distributions des donations et ne font que nous insécuriser davantage. Que les autorités prennent cette situation au sérieux, car nous ne pouvons pas arriver à perdre plusieurs membres de nos familles, puis voir les autres venir nous combattre à cause de la nourriture censée nous aider », insiste-t-elle, avant de poursuivre que « Parmi nous, il y a ceux qui ont déjà fait plus d'une semaine sans même allumer le feu, c'est-à-dire sans manger, mais quand on lui donne un peu du riz et des haricots, il y a ceux-là qui viennent les ravir, comprenez combien ça peut faire mal et rappeler encore la situation récente du drame. »
S'agissant de l'hygiène, elle fait savoir que l'absence des toilettes reste un problème majeur, car les gens se soulagent n'importe où, au risque de causer une situation sanitaire compliquée, dont des cas de maladies se font déjà observer, au-delà de ça, des odeurs nauséabondes se font déjà sentir due aux corps qui n'ont pas été retrouvés pour enterrement et qui sont restés dans les boues.
« Nous n'avons pas des toilettes, les gens se débrouillent pour faire leurs besoins n'importe où, et cela va causer des maladies, d'ailleurs certains cas commencent déjà à se faire observer dans la communauté. Et en ce qui concerne l'endroit où le drame s'est produit au niveau de la rivière Lukungula, il y a encore d'autres cadavres dans la boue au bord du lac, nous avons appris que la Croix-Rouge a découvert quinze (15) autres corps là-bas, il y a des corps déjà en décomposition, que le gouvernement nous aide à tout faire pour venir nous ouvrir la route, bien qu'il y a plusieurs personnes qui y ont perdu leurs vies quand elles étaient en train de fuir pour venir au centre Chibira, leurs corps sont toujours coincés dans cette route, couverts des boues », rapporte la source de Congorassure.cd.
« Que le gouvernement nous aide vraiment, nous voyons une organisation ici qui est en train de travailler pour que nous ayons de l'eau potable à partir de la source, nous prions également que ça soit vraiment une eau potable au vrai sens du terme que de l'eau qui nous viendrait tous nous détruire. », a-t-elle conclu.
Emmanuel MWENE, Goma