La spoliation des parcelles de l'État est un problème récurrent dans la ville de Goma, située dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo. Cette pratique consiste en l'appropriation illégale de terrains appartenant à l'État par des individus ou des groupes qui les revendent ensuite à des tiers ou les utilisent pour leurs propres activités.
Les conséquences de cette spoliation sont multiples. D'une part, elle entrave le développement de la ville en privant l'État de terrains qui pourraient être utilisés pour la construction de bâtiments publics, d'infrastructures ou de logements sociaux. D'autre part, elle contribue à l'insécurité juridique en créant des conflits fonciers entre les propriétaires légitimes et les spoliateurs.
Malgré les efforts des autorités pour lutter contre ce phénomène, la spoliation des parcelles de l'État persiste à Goma. Les raisons de cette persistance sont multiples. D'une part, la faiblesse de l'administration foncière, qui peine à assurer une gestion efficace et transparente des terres, favorise l'émergence de réseaux de spoliateurs. D'autre part, la corruption de certains agents publics facilite la vente illégale de terrains.
Pour lutter contre la spoliation des parcelles de l'État, il est nécessaire de renforcer l'administration foncière en lui donnant les moyens humains et financiers de remplir efficacement sa mission. Il convient également de renforcer les sanctions contre les spoliateurs et les agents publics corrompus, afin de dissuader les personnes tentées par ces pratiques illégales.
Une prise de conscience collective est nécessaire pour sensibiliser les citoyens à l'importance de respecter les règles foncières et de ne pas s'approprier illégalement des terrains. Cette prise de conscience passe par l'éducation et la formation, notamment en matière de droit foncier et de gestion des terres.
La spoliation des parcelles de l'État est un problème majeur à Goma qui entrave le développement de la ville et crée des conflits fonciers. Pour y remédier, il est nécessaire de renforcer l'administration foncière, de sanctionner les spoliateurs et les agents publics corrompus, et de sensibiliser les citoyens à l'importance de respecter les règles foncières.
Daudi Amin