Le drame qui s'est produit le 04 mai 2023 à Nyamukubi et Bushushu, deux sous-villages de Bushushu en territoire de Kalehe dans province du Sud-Kivu, a coûté la vie à plusieurs centaines de victimes dont leurs corps ont été découverts et enterrés où plusieurs autres sources renseignent qu'il y aurait des milliers de personnes dont leurs corps n'ont pas été découverts et sont restés dans les décombres.
Yseult et Neema, ces deux jeunes filles âgées de 13 ans et 11 ans, ont perdu certains membres de leurs familles à Nyamukubi, toutes leurs maisons ont été détruites et emportées pendant l'inondation ; sauves, les deux enfants étaient absents lorsque s'était produite la catastrophe d'où ils n'ont pas d'habitations, ils sont tous confus.
« C'était aux environs de 17 h quand la pluie a commencé à pleuvoir, en ce moment-là, beaucoup de gens étaient encore dans le marché. Tous ceux qui s'étaient mis à l'abri dans des maisons, étaient partis pendant l'inondation, ceux de Nyabibwe et Kavumu qui étaient encore ici et se préparaient pour rentrer, tous partis. C'était un jeudi 04 mai, quand ils étaient tous décédés. Ce jour-là, j'avais apporté le téléphone à la charge et j'allais au même moment acheter le crédit, tous partis, et nous étions restés là où nous étions, car on nous interdisait déjà de revenir chez nous, il n'y avait plus des maisons », raconte Yseult au reporter de congorassure.cd, et de poursuivre « le matin, on voulait rentrer chez nous, mais on nous avait interdits, nous avons perdu notre maman qui était dans la maison entrain de nous préparer à manger, Papa et les autres avaient déjà fui, moi je portais notre bébé au dos, avec qui j'étais. »
Pour Neema « Ce jour-là nous avons vu le débordement de la rivière, je m'étais blessée quand j'étais en train de courir. Nous étions chez nous au nombre de 14, les autres étaient déjà décédés avant, et voilà deux autres nous laissent, parmi lesquels notre enfant, nous restons maintenant à 7. Présentement nous restons avec d'autres qui avaient pris fuite », renseigne la pauvre Neema.
Se confiant à Congorassure.cd, Éric Kashaba raconte le même fait
« Il y avait au moins plus de 1000 personnes dans le marché, nombreuses en provenance de Goma, Bukavu, d'autres de l'intérieur, je dirais personnes n'était sortie. Il y a ceux qui se voyaient certaines parties de leurs corps se détacher, je ne sais quoi dire. Ici où nous sommes debouts, c'est sur les cadavres, nous marchons dessus, car nombreux sont ceux dont leurs corps n'ont pas été découverts », a dit ce jeune de Nyamukubi à Congorassure.cd, renseignant que pour l'instant, pas moyen de vivre comme avant, pas des maisons, il ne leur reste que se promener toute la longueur de la journée, si l'on croise quelqu'un qui mange et qu'il t'invite aussi, tu en profites, jusqu'à la tombée de la nuit où on se débrouille pour voir comment dormir.
Ces derniers demandent aux autorités gouvernementales de leur chercher où aller vivre, ils renseignent cependant que parmi ceux qui suivent les soins, certains mourraient par étouffement vu le nombre élevé de malades.
Emmanuel MWENE, Goma