Après l’annonce sur le retour progressif des déplacés de la guerre du M23 vers leurs milieux d’origine dans les zones occupées par les combattants du M23, les perceptions de la nouvelle restes controversées dans le chef de la population déplacée et des certains acteurs de la société civile de la province du Nord-Kivu.
Si certains les déplacés pensent que c’est une aubaine pour eux afin de reprendre la cour normale de leurs vies à domicile, la société civile du territoire de Masisi voit les choses d’une autre manière.
En conversation avec congorassure.cd, David Mwisha, membre du bureau de cette structure citoyenne dans le territoire de Masisi pense qu’organiser un retour progressif vers les zones affectées par la violence armées dont sont auteurs les combattants du M23, c’est une manière d’exposer la population civile qui continue à être la cible de ces rebelles depuis leur réactivation dans le territoire de Rutshuru.
« Laisser la population rentrer dans les zones où elle a fui les combats du M23, c’est l'exposer à la barbarie de ces combattants qui se livrent au massacre de la population. Tout ce que pense, le gouvernement Congolais doit tout faire pour rétablir la paix dans cette partie de la province pour organiser ce retour dans un climat de calme et apaisé », souligne David Mwisha.
Par ailleurs, face à la croissance de la souffrance qu’endurent ces déplacés dans les différents sites les ayant accueillis depuis la consolidation de la guerre dans le Rutshuru, Masisi et une partie de Nyiragongo, ils trouvent salutaire tout programme du gouvernement Congolais visant leur retour dans leurs différents villages.
À la question de savoir s’ils ne doutent pas pour leur sécurité une fois dans ces zones, le président de ces déplacés dit croire aux démarches du gouvernement et reste convaincu que si celui-ci prend une telle initiative, il doit déjà avoir pris des préalables pour sécuriser la population civile.
« Nous sommes contents de cette initiative du gouverneur militaire. Notre grand désir est celui de rentrer vivre sur nos terres et non-continuer à souffrir en cavale. Nous pensons que si cette annonce a été faite, il est déjà des préalables sécuritaires qui sont déjà mis en place », pense Théo Musekura.
Toutefois, la situation semble être inquiétante après l’enlèvement d’environ onze personnes, des retournés en provenance de Goma vers certains coins du territoire de Rutshuru qu’ils ont abandonné suite aux avancées rebelles. Leur péché selon des sources concordantes, est d’être soupçonnés par les combattants du M23 comme informateurs des FARDC.
Diddy MASTAKI, Goma