C’est une situation qui revient en boucle et devient un éternel recommencement dans l’histoire de la ville de Goma, dans la partie Est de la RDC. Une carence inquiétante en eau potable frappe cette ville riveraine du lac Kivu depuis maintenant quatre (04) jours.
Aucune goûte d’eau ne tombe des robinets de la ville. Les quartiers les plus frappés par cette pénurie reste pour la plupart ceux de la commune de Karisimbi, commune à une forte concentration de la population de la ville touristique.
Ce qui pousse nombreux habitants de cette ville à aller se ressourcer à des distances excédant 10 kilomètre ou encore aller directement au lac Kivu pour se rassurer d’avoir de l’eau sans tenir compte des distances qu’ils ont à parcourir avec environs 20 kilogrammes soit sur la tête, soit sur le dos.
Les plus nantis prennent directement en location des motos triporteurs pour faire une provision de deux voire trois jours.
L’eau est vraiment devenue du luxe dans cette ville réputée de touristique. Un bidon de 20 litres qui se vend normalement à 100 francs Congolais a atteint un prix vertigineux allant à plus de 100 pourcent du prix normal.
Pour les journées de jeudi et vendredi, un bidon d’eau non traitée et impropre à la consommation s’est vendu à plus de 1000 francs Congolais, un prix qui ne corrobore pas avec la situation socio-économique que traversent les habitants de la ville de Goma.
Des femmes, des enfants et des jeunes filles sont les plus affectés par cette pénurie d’eau potable que traverse la ville. Ils sont exposés à plusieurs dangers dont des noyades, des accidents, des viols pendant les heures que se réveillent ces femmes pour aller à la quête de cette denrée dont la rareté s’impose.
Ils appellent le gouvernement à prendre des précautions pour mettre fin à cette situation qui commence à aller de mal au pire.
Peu avant, la direction provinciale de la RÉGIDESO avait annoncé une coupure d’eau pendant cinq (05) jours avec comme motif de procéder à la répartition et nettoyage des citernes de distribution d’eau.
« Nous ne savons pas pourquoi la REGIDESO nous fais subir ça. Nous sommes une grande ville de plus de quatre (04) million d’habitants actuellement. Nous priver de l’eau, c’est nous ravir notre droit à la vie. Nous haïssons la REGIDESO si elle n’est toujours pas capable de nous rendre un bon service qu’elle face recours aux entreprises qui respecterons le droit de la population », se plaint un habitant.
Diddy MASTAKI, Goma