Les propriétaires des maisons serinant des bases des forces régionales de l'East African Community (FREAC) réclament un arriéré de treize (13) mois impayés de leurs frais de location.
Pour réclamer leur dû, ces propriétaires ont effectué un sit-in devant la base de l’EAC, en ville de Goma avec des calicots portant des inscriptions, « bailleurs de EACRF, nous réclamons nos treize (13) mois impayés de nos loyers. Nous sommes fatigués de vos promesses », peut-on lire sur ledit calicot.
Ces reclamations viennent d’être officialisées alors que cette force régionale est critiquée pour sa supposée inaction au front contre les rebelles du M23.
Au même moment, le personnel civil de la EACRF émettent également un nombre de réclamations après leur limogeage justifié par un manque de budget important pour prendre en charge leur rémunération.
Ce qui, selon certains habitants de la ville de Goma vient renforcer le discrédit jeté sur cette force depuis son arrivée en RDC et est actuellement qualifiée comme inactive sur la ligne de front, insolvable et mauvais employeur.
C’est en juillet 2022 que la Force Régionale de l'EAC a installé son Quartier Général à Goma, au quartier Himbi à quelques pâtés des maisons de l'hôtel Karibu.
Elle occupe une dizaine de maisons pour l’administration et entrepôts de son équipement ainsi que des espaces vides lui servant de parc automobile.
En plus de ces treize (13) mois impayés des frais de location, on peut également noté douze (12) mois d’arriérés de salaire pour le personnel civil de cette force de l’EAC présent en RDC pour la restauration de la paix dans la partie Est du pays.
En réponse à cette situation, M. Mteule, communication officier de la force régionale de l’EAC joint par CONGORASSURE.CD trouve non fondée toutes ses réclamations et appelle ces bailleurs à brandir leurs contrats de bail pour définir par où orienter leurs réclamations.
« Tout ce que je demande à ces bailleurs, c’est de relire leurs contrats de bail pour savoir où aller réclamer. Le six (6) premiers mois dès notre arrivée étaient à la charge du gouvernement Congolais. Dire que l’EAC leur doit une colossale somme de treize mois, c’est faux », éclaire-t-il.
Par ailleurs, au sujet du personnel civil, il affirme que la majeure partie de leur salaire leur a déjà était remise. Il pense que toute cette situation est un complot pour ternir l’image de l'EACRF surtout à cette période électorale en RDC.
« Toutes ces agitations doivent avoir une main noire derrière elles pour jeter un discrédit sur nous. Ils ont commencé par nous qualifier inactifs sur le terrain, et voici les questions financières qui suivent. Nous sommes en RDC pour s’assurer que les civils sont protégés et vivent en paix. Ce qui est le cas dans les zones occupées par le M23 où nous sommes », souligne-t-il.
Diddy MASTAKI, Goma