Environ 350 villages des provinces de l'Ituri et de l'Haut-Uélé ont bénéficié de projets d'eau, d'hygiène et d'assainissement réalisés par l'ONG Accès en eau et développement en RDC (AEDR) au cours de ses sept ans d'existence, a déclaré Benjamin Liringa, directeur général de l'organisation, à l'ACP.
"Nous avons travaillé dans près de 350 villages dans la province de l'Ituri, ainsi que dans une partie de la province de l'Haut-Uélé, notamment à Faraje. Nous intervenons avec un ensemble complet d'activités d'eau, d'hygiène et d'assainissement. Nous effectuons des forages, accompagnons la communauté sur la façon de maintenir la propreté de leurs villages, de leurs corps et de leurs ustensiles", a-t-il expliqué.
Benjamin Liringa a indiqué que le choix d'un village pour entreprendre un forage d'eau dépend non seulement des besoins exprimés par la communauté, mais aussi de la contribution de celle-ci, représentant 20 à 30% du budget global, afin qu'elle s'approprie l'ouvrage.
"Depuis que nous avons lancé cette stratégie, nous avons vu un sentiment d'appropriation. Ce que nous voulons, c'est changer la situation. Amener la communauté à comprendre que cette œuvre leur appartient, pas au gouvernement, pas à une ONG particulière, pas à une personne particulière", a-t-il souligné.
Benjamin Liringa a fait remarquer que plusieurs témoignages de bénéficiaires des différents projets d'eau réalisés par son organisation ont montré une diminution significative des cas de violences sexuelles à l'encontre des filles qui, autrefois, devaient parcourir de longues distances à 3 ou 4 heures du matin pour chercher de l'eau. Il a également constaté une diminution des maladies d'origine hydrique et une augmentation de la fréquentation scolaire.
"Il y avait des enfants qui refusaient d'aller à l'école parce qu'ils étaient sales, mais aujourd'hui le taux de fréquentation scolaire a considérablement augmenté", s'est-il réjoui.
Perspectives d'avenir
Par ailleurs, lors de l'assemblée générale du 20 mai 2023, il a été décidé de transférer le siège social de l'organisation à Kinshasa dans le but d'étendre les activités de l'AEDR et de se rapprocher des institutions du pays, a ajouté Benjamin Liringa.
"Nous avons réalisé des analyses au Kongo Central et dans d'autres provinces. D'ici 2024, si Dieu le veut, nous lancerons certaines activités dans la ville de Kinshasa et sa périphérie. Le bureau de Bunia s'occupera de la région est tandis que celui de Kinshasa couvrira la région ouest", a-t-il conclu.
Afin de rendre ses projets durables sur le long terme, l'AEDR signe des contrats de maintenance avec les communautés bénéficiaires. Cette maintenance est assurée par les techniciens de l'organisation, qui effectuent un suivi régulier même en l'absence de pannes.
Diddy MASTAKI, à Goma