La Société Civile du Congo exhorte le président Congolais Félix Tshisekedi à convoquer une concertation nationale en toute urgence avant la tenue des élections générales prévues en décembre pour statuer sur l’avenir de la RDC, afin d’éviter de jeter le pays dans un chaos post-électoral susceptible de précipiter le Congo vers le plan de balkanisation.
Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat Congolais, la SOCICO présente certains points majeurs issus de leurs assises autour de la situation sécuritaire que traverse le pays, en plus de la préparation des élections dans un contexte non consensuel, déchirant la classe politique Congolaise.
Cette structure civile trouve dangereuse la situation explosive que traverse le pays au soir des élections, avec les climats d'insécurité et massacre des populations civiles au Nord-Kivu, à Goma et Ituri ; le climat des méfiances accélérées entre les responsables de la CENI au niveau interne et qui affecte leur crédibilité et celle de la CENI, censée organiser dans la sérénité les élections en RDC.
Elle évoque également l'indifférence prouvée par des faits qu’elle considère de palpables entre les chefs des principales confessions religieuses et partis politiques de la RDC ainsi que le staff de la centrale électorale, qui devrait bénéficier de toute la confiance de tous, dans son indépendance, à côté de l'insuffisance ou l'absence des moyens en termes de financement du processus électoral en cours en RDC par le Gouvernement et autres bailleurs des fonds.
La SOCICO se base sur la déclaration de Félix Tshisekedi à Bruxelles devant les Congolais de la diaspora, démontrant pertinemment, les crises en RDC et l'organisation très difficile des élections dans son pays.
Par ailleurs, elle dénonce les comportements qu’elle juge d’irresponsables, entre certains leaders politiques de l'opposition comme de l'Union Sacrée au pouvoir, « comportement qui expose tous les problèmes et dossiers sensibles internes à la RDC, aux arbitrages extérieurs, avec toutes ses conséquences négatives à l'image de la RDC, de ses autorités et de sa population », comme repris dans la lettre.
Elle pense que l’organisation de manière précipitée des élections, alors qu'il est observé sur terrain et hors de la RDC, des épines et autres ruses pour pousser vite à la balkanisation de la RDC sur base des faits et conséquences des climats post-électoraux, seraient un risque à ne pas prendre par le régime de Kinshasa.
Ce qui pousse la Société Civile du Congo et le réseau de la société civile à demander au président Congolais de s’adresser à la nation Congolaise et la convocation d’un cadre de concertation nationale au dialogue durant les mois d'octobre et novembre 2023 de sorte que l'on arrive vite aux conclusions qui s'imposent à tous avant la tenue des élections. Ce qui selon elle pourra avoir un impact sur la restauration du "climat apaisé" entre acteurs.
Diddy MASTAKI, Goma